Comprendre l’engagement et la motivation des élèves passe aujourd’hui par l’analyse des statistiques sur la motivation scolaire. En France, parents et enseignants observent des comportements contrastés : certains élèves s’impliquent activement, tandis que d’autres peinent à persévérer face à leurs difficultés. Ces écarts interrogent le rôle de la confiance, du stress, du contexte social dans la réussite entre autre autres facteurs. Ils expliquent aussi pourquoi des solutions variées émergent, de l’adaptation pédagogique aux cours particuliers. L’objectif n’est plus seulement d’améliorer les résultats, mais de recréer un rapport positif à l’apprentissage, condition essentielle pour progresser durablement à l’école.
La motivation scolaire des élèves en baisse ?
La question de la motivation des élèves occupe aujourd’hui une place centrale dans les débats éducatifs. En France, enseignants et parents évoquent de plus en plus souvent un manque d’engagement des élèves face au travail scolaire. Mais les données montrent une réalité plus nuancée : il ne s’agit pas d’un décrochage généralisé, mais plutôt d’une motivation fragilisée, instable et inégalement répartie.
Selon l’enquête GoStudent sur la motivation scolaire 2026, 62 % des parents jugent leur enfant motivé dans ses travaux scolaires. Cependant, cette motivation apparaît rarement intense : seuls 19,7 % décrivent un élève « très motivé », tandis que 42,3 % parlent d’une motivation modérée. À l’inverse, 20 % des élèves sont clairement démotivés et 17,7 % apparaissent neutres face à l’école. Autrement dit, près de quatre élèves sur dix ne manifestent pas d’engagement scolaire affirmé.
Le sondage récent de GoStudent confirme cette fragilité. Sur les douze derniers mois :
- 48,8 % des parents estiment que la motivation de leur enfant a progressé,
- 30,8 % n’observent pas de changement,
- mais 20,4 % constatent une baisse notable.
Autrement dit, un élève sur cinq semble entrer dans une dynamique de décrochage.
Ces résultats décrivent moins une crise brutale qu’un phénomène fluctuant : la motivation scolaire n’a pas disparu, mais elle devient plus instable progressivement. L’élève motivé d’aujourd’hui n’est plus nécessairement enthousiaste ; il est souvent simplement capable de rester engagé, une différence majeure qui redéfinit la manière de comprendre l’engagement scolaire contemporain.
À quoi est due la démotivation scolaire des élèves ?
La démotivation scolaire ne provient pas d’un facteur unique mais d’un ensemble de mécanismes psychologiques et contextuels. Les résultats du sondage de GoStudent montrent que la perte d’intérêt naît principalement de manque d’intérêts pour les matières enseignées à l’école, de difficultés de compréhension, d’un manque de confiance et de la pression liéé à la performance scolaire. Autrement dit, ce n’est pas l’école elle-même qui décroche l’élève, mais son expérience émotionnelle face à l’apprentissage.
Causes principales de démotivation des élèves
Voici les principales raisons de démotivation citées par les élèves dans le sondage sur la motivation scolaire de GoStudent :
- 27,08 % ressentent un intérêt limité pour les matières scolaires,
- 25 % ont peu de confiance en leurs capacités à l’école,
- 23,75 % estiment être distraits et affectés par les réseaux sociaux,
- 22,50 % affirment ètre distraits globalement par la technologie,
- 22,50 % ont des difficultés de concentration,
- 18,33 % ressentent du stress lié aux examens, aux notes ou aux attentes de performance scolaire,
- 16,25 % estiment avoir une charge de travail trop importante et font face à des difficultés pour copmrendre les contenus des cours,
- 16,25 % ressentent de la fatigue mentale ou un sentiment de surcharge,
- 5,83 % se démotivent dû à une pression sociale ou du harcèlement scolaire,
- 2,92 % ont le sentiment d’être dépassé par les avancées technologiques en classe (ex : utilisation de l’IA pour les devoirs),
- Les 16,25 % restants ne savent pas expliquer la cause de leur démotivation.
Que peut-on observer de ces données ?
1. La démotivation n’est pas un rejet de l’école mais signe de difficultés
La hiérarchie des réponses est révélatrice : intérêt limité (27 %) et manque de confiance (25 %) arrivent avant les distractions (23 % pour les réseaux sociaux et 22,5 % par des outils technologiques), le stress (18,33 %) ou la charge de travail (16,25 %). Les causes de démotivation d’origines institutionnelles (le programme scolaire, les enseignants ou le harcèlement scolaire) restent minoritaires. La démotivation correspond donc moins à une rejet de l’ecole et plus à une difficulté d’engagement durable : l’élève ne refuse pas l’école, il n’arrive simplement plus à s’engager cognitivement durablement.
2. Le numérique n’est pas la cause principale mais un amplificateur
Les réseaux sociaux (23,75 %) et la technologie (22,5 %) affectent près d’un élève sur deux, mais apparaissent après les problèmes d’intérêt et de confiance. Les écrans ne provoquent pas la démotivation mais ils occupent bien l’espace laissé par la difficulté scolaire et accentuent la perte d’attention.
3. La fatigue mentale apparaît tôt chez les élèves
La fatigue mentale (16,25 %) et le stress scolaire (18,33 %) ne sont pas majoritaires mais restent élevés pour des enfants et des adolescents et la démotivation scolaire commence souvent par une surcharge cognitive plutôt que par un manque de volonté. L’élève ne décroche pas parce qu’il ne veut pas travailler, mais parce qu’il se sent dépassé par ses responsabilités scolaires.
4. On observe un ressenti de surcharge cognitive chez les élèves
Difficulté de compréhension et charge de travail (16,25 %), concentration (22,5 %), fatigue mentale (16,25 %) : ces causes mentionnées par les élèves renvoient à un même problème en commun : leur cerveau sature. Lorsque l’effort dépasse la capacité des élèves, la motivation chute. La démotivation apparaît alors comme une stratégie d’évitement, pour se protéger, face à une tâche jugée trop coûteuse mentalement.
L’influence du stress sur la motivation des élèves
Le stress scolaire constitue un facteur majeur de démotivation. Selon l’enquête GoStudent, 74 % des élèves ressentent du stress au moins régulièrement, dont un sur trois fréquemment.
Les parents sondés ont affirmé voir les effets de stress suivants chez leurs enfants :
- 37,6 % la fatigue,
- 36,2 % l’irritabilité,
- 25,1 % des troubles du sommeil,
- 19,2 % l’évitement des devoirs,
- 17,77 % des pleurs ou débordements émotionnels,
- 17,07 % des maux de tête ou symptômes physiques de stress,
- 11,85 % plus de silence, un manque d’engagement dans la vie quotidienne.
La démotivation apparaît ainsi comme une réaction émotionnelle face au travax académiques. On peut également observer un cercle vicieux : plus la charge de travail augmente, plus l’élève ressent de stress, ce qui accroît le risque de démotivation.
La confiance en soi, un élément clé pour maintenir la motivation
D’après le sondage GoStudent sur la motivation scolaire, la motivation scolaire dépend étroitement du sentiment de compétence d’un élève. Dàprès les parents sondés, les principaux facteurs de confiance en soi de leurs enfants sont généralement :
- Pour 51,17 % la réussite aux devoirs et aux bonnes notes,
- Pour 32,78 % les encouragements et félicitations des enseignants,
- Pour 24,75 % la comparaison à leurs amis et camarades de classe,
- Pour 12,04 % les activités extrascolaires.
À ces facteurs s’ajoutent également le soutien parental ainsi que la capacité de compréhension des cours. La motivation ne précède donc pas la réussite : elle en découle. L’élève s’engage lorsqu’il perçoit des preuves concrètes de sa capacité à apprendre. On observe ainsi un autre cercle vertueux : plus l’élève se sent capable de réussir et de s’appuyer sur ses compétences, plus sa motivation augmente.

L’impact du milieu social sur la motivation des élèves
Les données de la DEPP, montrent que la motivation scolaire ne dépend pas uniquement de l’élève ou de l’école : elle varie fortement selon l’environnement social de l’enfant. La baisse de motivation observée au collège est également socialement différenciée.
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Note explicative : dans l’étude de la DEPP, la motivation n’est pas mesurée en pourcentage mais à l’aide d’un indice statistique standardisé pour l’étude : la moyenne des élèves est fixée à 0. Plus la valeur est négative, plus la motivation est faible ; plus elle se rapproche de 0, plus elle est élevée. Exemple de lecture : Ainsi, pour vous donner un exemple avec les données concernant le lien entre le milieu social et la motivation, les élèves « très favorisés » (-0,94) restent proches de la moyenne de 0, tandis que les élèves « défavorisés » (-1,36) s’en éloignent nettement. La perte de motivation apparaît donc plus marquée dans les milieux populaires. |
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Caractéristiques |
Motivation |
Anxiété scolaire |
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Indice de position sociale |
Très défavorisé |
-1,19 |
-0,12 |
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Défavorisé |
-1,36 |
-0,11 |
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Favorisé |
-1,23 |
-0,10 |
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Très favorisé |
-0,94 |
-0,07 |
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Secteur (en 2008) |
Public |
-1,23 |
-0,10 |
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Public REP |
-1,21 |
-0,10 |
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Privé |
-1,08 |
-0,12 |
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Nombre de livres à la maison |
Entre 0 et 29 |
-1,15 |
-0,04 |
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Entre 30 et 99 |
-1,26 |
-0,10 |
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Entre 100 et 199 |
-1,17 |
-0,10 |
|
|
Plus de 200 |
-0,97 |
-0,06 |
Source : Extrait des données de la Note d’information du MENJ – DEPP, Panel 2007.
- Une motivation plus fragile dans les milieux populaires
D’après l’étude menée par la DEPP, lorsque l’Indice de Position Sociale a été mesurée (voir tableau ci-dessus et dessous), on peut remarquer qu’entre élèves « très favorisés » et « défavorisés », l’écart de motivation atteint près de 45 % (soit un écart d’environ 0,4 point d’indice) ce qui traduit une différence très marquée :
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Caractéristiques |
Motivation |
Anxiété scolaire |
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Indice de position sociale |
Très défavorisé |
-1,19 |
-0,12 |
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Défavorisé |
-1,36 |
-0,11 |
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Favorisé |
-1,23 |
-0,10 |
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Très favorisé |
-0,94 |
-0,07 |
Source : Extrait des données de la Note d’information du MENJ – DEPP, Panel 2007.
Plus le milieu est favorisé, plus la motivation est élevée et l’anxiété faible. La motivation apparaît donc influencée par la milieu scolaire des élèves.
2. Le type d’établissement scolaire influence peu
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Caractéristiques |
Motivation |
Anxiété Scolaire |
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Secteur (en 2008) |
Public |
-1,23 |
-0,10 |
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Public REP |
-1,21 |
-0,10 |
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Privé |
-1,08 |
-0,12 |
Source : Extrait des données de la Note d’information du MENJ – DEPP, Panel 2007.
Ici nous pouvons voir que la démotivation n’est pas principalement institutionnelle : elle est avant tout sociale. Avec un écart-type de 0,15 point d’indice pour la motivation et seulement 0,02 point d’indice pour l’anxiété, nous pouvons voir que le type d’établissement influence très peu la motivation.
3. Le capital culturel joue un rôle majeur
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Caractéristiques |
Motivation |
Anxiété Scolaire |
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Nombre de livres à la maison |
Entre 0 et 29 |
-1,15 |
-0,04 |
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Entre 30 et 99 |
-1,26 |
-0,10 |
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Entre 100 et 199 |
-1,17 |
-0,10 |
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Plus de 200 |
-0,97 |
-0,06 |
Source : Extrait des données de la Note d’information du MENJ – DEPP, Panel 2007.
Contrairement à l’établissement scolaire, l’environnement culturel a un effet marqué. Ici nous pouvons constater un écart-type de 0,29 point d’indice pour la motivation et un écart-type de 0,34 point d’indice pour l’anxiété. Le nombre de livres à la maison montre la relation la plus linéaire. Le capital culturel n’agit pas seulement sur les résultats, mais sur le rapport psychologique à l’école : plus l’élève est familier avec la culture scolaire, plus il est confiant et engagé.
L’ensemble de ces résultats suggèrent que la motivation dépend moins de la volonté individuelle que de la sécurité cognitive face à l’école. L’élève motivé n’est pas seulement celui qui travaille : c’est celui pour qui les codes scolaires sont familiers et prévisibles.
Dans les milieux favorisés, la motivation scolaire tend à rester stable, tandis qu’elle devient plus fragile dans les milieux populaires. Lorsqu’apparaissent des difficultés scolaires, elles génèrent d’abord de l’anxiété, qui finit progressivement par conduire à la démotivation.
La démotivation apparaît ainsi comme une réaction adaptative à une insécurité scolaire plutôt qu’un manque d’effort personnel (DEPP).

L’impact de la motivation sur la réussite des élèves
Après avoir observé ses causes, une autre question apparaît : quel est l'impact de la motivation sur la reussite des élèves ? Plus qu’un simple état d’esprit, elle conditionne la manière dont l’élève aborde l’effort, la difficulté et l’évaluation. Ainsi, la réussite scolaire dépend également moins des capacités initiales que de la perception que l’élève a de ses propres compétences. Lutter contre le démotivation, c'est donc aussi lutter contre le risque d'éche scolaire.
Comment le manque de motivation affecte la réussite et l’apprentissage des élèves ?
Un élève démotivé ne cesse pas nécessairement de travailler, mais modifie son rapport à l’effort. Il évite les tâches difficiles, persévère moins longtemps et interprète plus vite ses erreurs comme un échec définitif. À l’inverse, la motivation agit comme un amplificateur : elle encourage la persistance, favorise la mémorisation et permet de transformer la difficulté en progression. Le manque de motivation produit donc un cercle négatif ; moins d’engagement, moins de réussite, puis encore moins de motivation.
Confiance académique actuelle
D’après le sondage GoStudent sur la motivation des élèves, les parents constatent qu’environ 72 % des élèves se sentent confiants dans leurs capacités scolaires, dont 24 % très confiants et 48 % plutôt confiants. Cependant, 28 % doutent de leurs compétences, soit près d’un élève sur trois. La confiance apparaît déjà comme un facteur discriminant majeur.
Évolution de la confiance dans le temps
D’après le sondage GoStudent sur la motivation des élèves, les parents estiment que sur deux ans, la confiance a progressé pour 45 % des élèves (15 % fortement, 30 % légèrement), reste stable pour 42 % et a diminué pour 13 %. La progression existe donc, mais demeure fragile et lente : la confiance se construit difficilement et peut se perdre rapidement.
Perception de performance et motivation
Toujours selon l'enquête GoStudent sur la motivation des élèves, plus de la moitié des élèves (53 %) se perçoivent au-dessus de la moyenne, 32,7 % dans la moyenne et 12 % en dessous. Cette perception suit directement le niveau de confiance : lorsqu’un élève se sent capable, il interprète ses résultats positivement ; lorsqu’il doute, l’échec devient dominant.
La réussite scolaire repose ainsi moins sur le niveau absolu que sur le sentiment de compétence : la motivation agit comme un multiplicateur de réussite plutôt qu’une simple conséquence des résultats.

Comment motiver les élèves ?
La motivation ne se décrète pas : elle se construit progressivement à travers l’expérience scolaire quotidienne. Elle repose autant sur les stratégies personnelles de l’élève que sur l’environnement pédagogique. Agir sur ces deux leviers permet de restaurer l’engagement sans attendre une amélioration spontanée des résultats. Voici quelques moyens pour motiver les élèves :
Que peuvent faire les élèves pour retrouver leur motivation ?
- Fractionner le travail pour recréer des réussites rapides : Découper les tâches en objectifs courts réduit la surcharge cognitive et redonne un sentiment de progression. Terminer une activité simple avant une plus complexe permet de reconstruire la confiance. La motivation revient souvent après l’action, pas avant : accumuler de petites réussites réactive l’envie d’apprendre.
- Changer la manière d’apprendre plutôt que travailler plus longtemps : Varier les méthodes (cartes mentales, explication à voix haute, quiz, exercices courts) stimule l’attention et limite la fatigue mentale. Lorsqu’un élève ne comprend pas, répéter la même méthode aggrave la démotivation. Adapter la stratégie d’apprentissage améliore la compréhension et réduit l’effort perçu.
- Donner du sens aux apprentissages : Relier les notions scolaires à des projets personnels (orientation, centres d’intérêt, situations concrètes) transforme l’effort en objectif. Un élève s’engage davantage lorsqu’il comprend l’utilité de ce qu’il apprend. La motivation naît moins du plaisir immédiat que de la perception d’un bénéfice futur clair.
Que peuvent faire les professeurs pour motiver les élèves ?
- Valoriser les progrès plutôt que seulement les résultats : Mettre en avant l’amélioration, même légère, renforce le sentiment de compétence. Lorsque l’élève perçoit qu’il progresse, il persévère davantage. Le feedback doit porter sur la stratégie et l’effort, pas uniquement sur la note, afin d’éviter que l’erreur soit interprétée comme un échec définitif.
- Adapter la difficulté pour éviter la surcharge cognitive : Une tâche trop facile ennuie, une tâche trop difficile décourage. Ajuster progressivement la difficulté maintient l’engagement et prévient la démotivation. L’élève doit se sentir capable de réussir avec effort : c’est ce niveau d’exigence équilibré qui entretient la motivation durable.
- Installer un climat sécurisant face à l’erreur : Autoriser l’essai et la correction sans sanction immédiate réduit l’anxiété scolaire. Quand l’erreur devient un outil d’apprentissage, les élèves osent davantage participer et persévèrent plus longtemps. La motivation augmente dans un environnement où la performance n’est pas perçue comme un jugement permanent.
| Note : Comme nous le voyons à travers ces statistiques sur la motivation scolaire, beaucoup d’élèves ont les capacités de réussir à l’école, mais manquent simplement de confiance ou d’un accompagnement adapté pour y parvenir. En tant que professeur particulier, vous pouvez réellement faire la différence : aider un élève à reprendre confiance, progresser dans ses résultats et retrouver le plaisir d’apprendre. Chaque séance compte, chaque encouragement aussi. Alors, pourquoi ne pas tenter l’expérience et partager vos connaissances à votre tour en donnant des cours particuliers ? |
Que peuvent faire les parents pour motiver les élèves ?
Selon l’enquête GoStudent sur la motivation scolaire 2026, 84,3 % des parents se sentent capables d’aider leur enfant (28,7 % très confiants, 55,7 % plutôt confiants), mais 15,7 % se déclarent impuissants face aux difficultés scolaires (Q10). La motivation n’est donc pas seulement un enjeu élève-école : elle dépend aussi du sentiment de compétence éducative parentale. L’implication existe largement, mais c’est souvent la méthode d’accompagnement qui fait défaut.
- Encadrer sans faire à la place : Aider ne signifie pas donner la réponse. Poser des questions, guider le raisonnement et laisser l’enfant résoudre lui-même renforce la confiance. Lorsque le parent remplace l’élève, il obtient un devoir réussi mais une compétence inchangée. L’objectif doit rester l’autonomie : accompagner la réflexion plutôt que corriger directement.
- Instaurer une routine stable de travail : Des horaires fixes, un espace dédié et des objectifs clairs réduisent la charge mentale. La régularité sécurise l’enfant et limite les conflits autour des devoirs. La motivation augmente quand le travail devient une habitude prévisible plutôt qu’une contrainte imprévisible chaque soir.
- Valoriser l’effort et les progrès : Souligner ce qui s’améliore, même légèrement, aide l’enfant à associer travail et réussite. Féliciter uniquement la note renforce la peur d’échouer ; valoriser la stratégie encourage la persévérance. La motivation se construit lorsque l’enfant comprend que ses actions influencent réellement ses résultats.

Les cours particuliers peuvent-ils aider les élèves à retrouver leur motivation ?
Le recours au soutien scolaire est désormais courant dans les familles. Selon l’enquête GoStudent sur la motivation scolaire 2026, 35,3 % des élèves ont déjà bénéficié d’un tutorat (dont 14 % actuellement) et 25,3 % des parents envisagent d’y recourir. Au total, près de 6 parents sur 10 sont ouverts au soutien scolaire. Cette pratique ne répond pas uniquement à une logique de performance : elle vise souvent à restaurer l’engagement face au travail scolaire. Alors, pourquoi prendre des cours particuliers ?
Les cours particuliers : un outil autant émotionnel qu'académique
D’après le sondage GoStudent sur la motivation scolaire, les parents associent les cours particuliers à plusieurs bénéfices complémentaires :
Académiques :
- 11,3 % Combler les lacunes,
- 10 % Améliorer les notes,
- 8,3 % Réussir un examen,
- 3,3 % Prévenir l’échec.
Psychologiques :
- 11,3 % Renforcer la confiance,
- 10,7 % Adapter le rythme d’apprentissage,
- 5 % Réduire le stress.
Relationnels :
- 4,7 % Éviter les conflits parent-enfant,
- 4 % Rassurer les parents.
Ces résultats montrent que les cours particuliers ne sont pas seulement perçus comme une simple aide aux devoirs. Il agit surtout sur la confiance et la relation à l’apprentissage, deux leviers centraux de la motivation.
Effets observés dans le sondage interne sur les cours particuliers de GoStudent
Une étude européenne indépendante menée par GoStudent auprès de 2 616 élèves et parents utilisateurs indique que les cours particuliers sont associés à une amélioration académique et psychologique. Trois élèves sur quatre auraient progressé jusqu’à trois points de moyenne, et 90 % des élèves ayant progressé déclarent aussi un gain de confiance. Environ sept élèves sur dix initialement en difficulté obtiennent la moyenne, tandis que 80 à 83 % améliorent leurs résultats en mathématiques ou sciences après plusieurs mois de suivi.
Sans constituer une solution universelle, ces résultats suggèrent que l’accompagnement individualisé peut agir simultanément sur la compétence perçue et l'engagement scolaire, deux dimensions étroitement liées à la motivation.
Conclusion
La motivation scolaire n’a pas disparu, mais elle s’est fragilisée : près de quatre élèves sur dix ne montrent pas d’engagement affirmé et un sur cinq décroche chaque année. Elle dépend surtout de la confiance, du stress et du contexte social, plus que de la volonté. Pourtant, elle peut se reconstruire. Actions pédagogiques adaptées, accompagnement parental et solutions ciblées comme les cours particuliers en ligne permettent de restaurer la perception de compétence. Lorsqu’un élève se sent capable, la motivation revient et avec elle, la réussite.
SourcesDonnées exclusives issuses d’un sondage interne réalisé par GoStudent en janvier 2026, auprès de 300 parents d’enfants entre 8 et 16 ans en France, en collaboration avec CensusWide.
🔗 Réseau Canopé — 3 conseils pour motiver les élèves en contexte scolaire
🔗 IH2EF — Les déterminants de la motivation des élèves : sélection documentaire
🔗 GoStudent — Efficacité des cours particuliers 🔗 OCDE — Quel lien entre la motivation des élèves, leur performance et leur anxiété ?
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