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Le marché des cours particuliers en France en statistiques

 

📌 Statistiques et chiffres clés du marché des cours particuliers en France

 ⚪️ 2 milliards d'euros. Le chiffre d'affaires annuel du marché des cours particuliers en France, toutes formes confondues (déclarées et informelles).

 

 ⚪️ 22 marques actives en 2026. Le nombre de marques structurées recensées sur le marché français en mars 2026 par GoStudent, contre seulement 7 en 2010, soit un triplement en dix ans.

 

 ⚪️ +25 % La hausse des demandes de cours particuliers enregistrée sur un an dans les années post-Covid, selon une émission de France Culture de 2023.

 

 ⚪️ 52 % La proportion d'élèves qui estiment que l'école ne les prépare pas suffisamment à leur avenir, une perception en hausse d'année en année d'après l'Étude GoStudent sur l'Éducation du Futur, 2025.

 

En France, prendre des cours particuliers n'est plus l'apanage d'une élite. C'est devenu, au fil des décennies, un réflexe éducatif partagé par des millions de familles ; qu'il s'agisse d'aider un collégien à remonter la pente en mathématiques, de préparer un lycéen au baccalauréat ou d'accompagner un étudiant vers les grandes écoles. Derrière ce phénomène se cache un marché structuré, en croissance constante, et dont les chiffres donnent le vertige : plusieurs milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel, plus d'un million d'élèves concernés, et une position de premier plan à l'échelle européenne.

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Cet article s'appuie sur un ensemble de sources fiables : études institutionnelles, analyses de marché, données de presse spécialisée, travaux de recherche académique et données internes issues de nos propres recensements et études chez GoStudent. Il couvre les chiffres clés du marché, les facteurs qui expliquent la position unique de la France en Europe, le rôle des dispositifs fiscaux dans la croissance du secteur, ainsi que les grandes tendances qui dessinent l'avenir des cours particuliers en France. L'ensemble des sources utilisées est listé en fin d'article.

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Le marché des cours particuliers en France : état des lieux

Un marché qui pèse plusieurs milliards d'euros

Le marché des cours particuliers représente aujourd'hui environ 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France. Ce chiffre, régulièrement cité par les acteurs du secteur, des journaux et confirmé par plusieurs études de marché, est celui du marché dans sa globalité en intégrant à la fois les organismes déclarés et la part informelle, dite « au noir », qui reste importante.

Cette tendance est à la hausse depuis plusieurs décennies. Xerfi, cabinet d'études économiques de référence, estimait déjà ce marché à 2,1 milliards d'euros lors d'une analyse (contre 2,5 milliards en 2016 selon d'autres estimations intégrant une définition plus large du soutien éducatif). La progression annuelle du marché des cours particuliers est estimée entre 1 et 2 % en rythme de croisière, mais avec des pics de croissance notables, notamment après 2020 et le COVID : France Culture rapportait une hausse de 25 % sur un an dans les années post-confinement.

Pour mieux comprendre ce que représente ce marché dans sa dimension officielle, Jérôme Mattout, co-dirigeant d'Anacours, le situait en 2025 à 600-800 millions d'euros en février 2025 pour seulement pour la partie déclarée, ce qui confirme qu'une part significative de l'activité reste encore hors des circuits formels.

La France, parmi les plus grands consommateurs européens de cours particuliers

La France figure parmi les pays européens qui recourent le plus aux cours particuliers privés. Ce constat, documenté par plusieurs études comparatives dont une étude du Centre d'Analyse Stratégique publiée en 2013, s'explique par la combinaison d'un système éducatif très compétitif, d'une forte pression autour des diplômes et des grandes écoles, et d'un cadre fiscal particulièrement incitatif.

Plusieurs facteurs structurels expliquent cette position. D'après une étude menée par l'OCDE en 2022, la France présentait les classes les plus chargées d'Europe : avec une moyenne de 22 élèves par classe à l'école élémentaire, elle se situe au-dessus de tous ses voisins européens, laissant peu de place à l'accompagnement individualisé au sein de l'école publique. Enfin, le système français valorise peu les filières professionnelles, concentrant la pression sur des voies académiques sélectives (concours aux grandes écoles, prépas, etc.) où chaque point et chaque moyenne compte.

Au Royaume-Uni, en Allemagne ou dans les pays nordiques, le recours aux cours particuliers privés payants est nettement moins répandu. Plusieurs observations comparatives l'expliquent : en Scandinavie notamment, le soutien scolaire est intégré directement au sein de l'école publique sous forme d'accompagnement individualisé assuré par les enseignants eux-mêmes, rendant le recours à des cours privés extérieurs moins nécessaire. D'après une revue publiée sur le Cairn (Administration et Éducation, 2016), cette tradition pédagogique d'individualisation au sein de l'école est une caractéristique ancienne et documentée des systèmes nordiques. La France se distingue donc non pas parce que ses élèves seraient moins bons, mais parce que son système éducatif génère structurellement une demande d'accompagnement privé que l'école publique ne couvre pas suffisamment actuellement.

À titre de comparaison internationale, le Japon consacre environ 75 % de ses élèves au soutien scolaire privé, et les États-Unis 28 % (données 2025). La France, avec environ 32 % d'élèves y ayant recours au cours de leur scolarité (estimation 2023), se situe nettement au-dessus de la moyenne européenne, ce qui en fait un cas à part sur le continent.

Combien d'élèves et de familles sont concernés ?

D'après le Centre d'Analyse Stratégique, on estimait à plus d'un million le nombre d'élèves bénéficiant de cours particuliers chaque année en France, pour un volume de 40 millions d'heures de cours annuelles  en 2013. Ces chiffres ne reflètent que la partie visible du marché, la part informelle étant par définition difficile à quantifier précisément. 

Selon un sondage TNS-Sofrès datant de 2012 (et régulièrement cité comme référence de base dans les études sectorielles), 1 collégien sur 5 et 1 lycéen sur 3 suivraient des cours particuliers à domicile. Par ailleurs, 43 % des parents d'enfants âgés de 10 à 16 ans déclarent y avoir déjà eu recours, dont 28 % sous forme de cours à domicile.

Ces proportions ont vraisemblablement évolué à la hausse depuis lors. Des sources récentes font état de plus d'un million de familles directement concernées comme le mentionnent une publication de L'Express Franchise, suite à une interview avec Jérôme Mattout, de la société de cours particuliers Anacours en février 2025, et l'on estime qu'environ un tiers des élèves français auront, à un moment ou un autre de leur scolarité, bénéficié d'un accompagnement scolaire privé, d'après Erwan Lehoux, figurant dans l'émission France Culture, d'octobre 2023.

Le budget moyen annuel engagé par une famille était estimé à environ 1 500 euros avant déduction fiscale en 2013, d'après le Centre d'Analyse Stratégique. En pratique, et depuis la mise en place de l'avance immédiate du crédit d'impôt en 2022, ce coût est divisé par deux pour les familles éligibles, ce qui change sensiblement l'équation économique pour de nombreux ménages. 

À quel niveau scolaire a-t-on le plus recours aux cours particuliers ?

Le lycée reste le niveau où la demande de cours particuliers est la plus forte. La pression liée au baccalauréat, à Parcoursup et aux concours des grandes écoles pousse de nombreux élèves et leurs parents à chercher un accompagnement personnalisé en dehors de l'école. Le collège arrive en deuxième position, notamment à partir de la 4e et de la 3e, lorsque les enjeux d'orientation commencent à se préciser. Ces tendances sont documentées par plusieurs études sectorielles, dont le sondage TNS-Sofrès (2012) qui établissait déjà qu'un lycéen sur 3 et un collégien sur 5 avaient recours aux cours particuliers à domicile.

Une tendance notable de ces dernières années est la montée en puissance du soutien scolaire dès le primaire. Des familles de plus en plus nombreuses choisissent d'intervenir tôt, avant que des lacunes ne s'installent durablement, ce qui a contribué à élargir le marché vers les âges plus bas.

Combien d'acteurs structurés sur le marché ?

Le marché des cours particuliers en France a connu une structuration progressive depuis les années 1950. À cette époque, seules quelques rares enseignes existaient : Cours Legendre, fondée en 1957, est l'une des doyennes du secteur. La décennie 1980-1990 a vu émerger les premiers acteurs de taille nationale, comme Complétude (1984) et Acadomia (1989), qui ont posé les bases du marché structuré tel qu'on le connaît aujourd'hui.

Selon un recensement établi en mars 2026 par GoStudent portant exclusivement sur les marques commerciales et plateformes disposant d'une présence digitale publique vérifiable, on dénombre aujourd'hui 22 marques actives sur le marché français des cours particuliers. Ce chiffre ne comptabilise pas les professeurs indépendants exerçant à titre individuel, ni les organismes sans présence en ligne.

Parmi ces 22 marques, 18 sont d'origine française, soit des enseignes nées et développées en France, et 4 sont des acteurs internationaux ayant choisi d'investir le marché français : Apprentus (Belgique, 2014), Classgap (Espagne, entrée en France vers 2018), Preply (Ukraine, entrée en France vers 2019) et GoStudent (Autriche, entrée en France en 2020).

En termes de format, 12 de ces 22 marques proposent des cours à domicile ou en présentiel, certaines proposant les deux formats, tandis que l'ensemble des 22 marques sont accessibles en ligne sous une forme ou une autre. L'offre hybride, alliant présentiel et cours à distance, est aujourd'hui le modèle dominant.

La dynamique de création de nouvelles marques a été particulièrement soutenue entre 2010 et 2020 : on passe de 7 marques actives en France en 2010 à 22 en 2020. Depuis lors, aucune nouvelle entrée n'a été recensée parmi les marques disposant d'une présence publique vérifiable, ce qui suggère que le marché structuré entre progressivement dans une phase de consolidation plutôt que d'expansion.Découvrez comment fonctionne GoStudent

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Pourquoi les cours particuliers sont-ils si populaires en France ?

La pression scolaire et la compétition pour les diplômes

Le système éducatif français est structurellement sélectif : Les classes sont souvent surchargées, les programmes denses, et l'enseignement collectif laisse peu de place à l'accompagnement individualisé. Dans ce contexte, les familles qui en ont les moyens cherchent à compenser les limites de l'école publique, non pas pour pallier un déficit de qualité, mais pour s'assurer que leur enfant dispose d'un soutien sur mesure que la classe ordinaire ne peut pas toujours offrir.

La compétition pour l'accès aux meilleures filières : classes préparatoires, grandes écoles, formations sélectives... ces derniers jouent également un rôle déterminant. Parcoursup a renforcé la perception que chaque dixième de point peut faire la différence, incitant de nombreuses familles à investir dans un accompagnement spécifique bien avant le lycée. Selon une étude de l'OCDE menée en 2020, sept parents sur dix estiment que l'école seule ne suffit plus à garantir une réussite académique optimale à leurs enfants.

Un marché qui a explosé après le Covid

Les confinements de 2020 ont constitué un tournant pour le secteur. D'un côté, ils ont provoqué un reflux temporaire : les cours à domicile étaient impossibles, et les familles ont mis leurs abonnements en pause. De l'autre, ils ont semé les graines d'une demande de rattrapage massive : des années scolaires perturbées, des lacunes accumulées, des parents démunis face à l'enseignement à distance.

La reprise post-confinement a été spectaculaire. Acadomia enregistrait une croissance de 20 à 25 % pour l'année scolaire 2022-2023, des chiffres que son président qualifiait d'inédits depuis une décennie. France Culture rapportait une hausse globale de 25 % sur un an des demandes auprès des agences de cours particuliers dès 2023. Les plateformes numériques ont elles aussi profité de cet élan : SchoolMouv, Kartable et d'autres services en ligne ont vu leurs audiences progresser significativement après les confinements.

Le Covid a par ailleurs accéléré l'adoption des cours en ligne. Des plateformes qui peinaient à convaincre les familles ont soudainement vu leur pertinence s'imposer. Acadomia indiquait que lors du premier confinement, 85 % de ses élèves traditionnels avaient rejoint ses services de cours à distance — une transformation majeure pour un acteur historiquement ancré dans le présentiel.

La « shadow education » : quand les cours particuliers deviennent un réflexe

Les chercheurs en sciences de l'éducation utilisent le terme de « shadow education » — ou éducation de l'ombre — pour désigner l'ensemble des enseignements privés qui viennent se superposer au système scolaire public. L'expression dit beaucoup : ces cours évoluent dans l'ombre de l'école, la complètent, parfois la doublent, sans jamais être officiellement intégrés au parcours de l'élève.

Ce qui a changé ces dernières années, c'est la nature même de cette demande. Autrefois cantonnée à la remédiation — aider un élève en difficulté à combler ses lacunes — elle s'est progressivement étendue à la recherche de l'excellence : préparer un dossier Parcoursup, travailler sa méthodologie, gérer son stress d'examen, ou encore bénéficier d'un coaching d'orientation. Le soutien scolaire privé est devenu un investissement stratégique pour de nombreuses familles, indépendamment du niveau scolaire de l'enfant.

Une question d'accès et d'inégalités sociales

Le recours aux cours particuliers reste inégalement réparti selon les milieux sociaux. Les familles de classes moyennes et favorisées y ont davantage accès, tant pour des raisons financières que culturelles. Les collégiens dont les parents sont cadres, professions libérales ou artisans-commerçants sont statistiquement ceux qui prennent le plus souvent des cours particuliers — plus de 13 % d'entre eux, contre 9 % en moyenne et seulement 5 % des enfants d'enseignants.

Cette réalité nourrit un débat sur les inégalités scolaires : dans un pays où le mérite républicain est censé effacer les déterminismes sociaux, le recours croissant au soutien privé payant tend à reproduire — voire renforcer — les écarts entre familles. Les dispositifs fiscaux comme le crédit d'impôt ont contribué à élargir l'accès à ces services, sans pour autant les rendre universellement accessibles.

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Le crédit d'impôt : un accélérateur puissant pour le marché

Un dispositif fiscal avantageux : depuis quand ?

Le soutien fiscal aux services à la personne, dont les cours particuliers à domicile font partie, remonte à la loi du 26 juillet 2005 relative au développement des services à la personne, dite loi Borloo. Cette législation a institué une réduction d'impôt égale à 50 % des sommes engagées pour l'emploi d'un salarié à domicile, accessible à toutes les familles fiscalement imposables.

Ce mécanisme a ensuite évolué vers un crédit d'impôt, c'est-à-dire remboursable même pour les foyers non imposables, élargissant ainsi son bénéfice à une partie des classes modestes. L'idée centrale est simple : l'État prend en charge la moitié du coût d'un cours particulier déclaré, ce qui divise effectivement le prix de revient pour la famille.

Ce dispositif a également joué un rôle dans la lutte contre le travail au noir : en rendant le marché déclaré nettement plus compétitif sur le plan tarifaire, il a incité de nombreuses familles à basculer vers des prestataires officiels, contribuant progressivement à la formalisation du secteur.

L'avance immédiate de 2022 : un tournant décisif

Si le crédit d'impôt existe depuis 2005, c'est l'instauration de l'avance immédiate à l'été 2022 qui a véritablement transformé la donne. Avant cette réforme, les familles devaient avancer l'intégralité du coût des cours, puis attendre leur déclaration fiscale annuelle pour récupérer 50 % de la somme. Pour les ménages aux revenus modestes ou intermédiaires, cette avance de trésorerie constituait un frein réel à l'accès au marché.

Depuis 2022, la réduction s'applique directement à la facture : une heure de cours facturée 50 euros n'est payée que 25 euros au moment de la prestation. Ce changement apparemment technique a eu des effets immédiats et massifs sur la croissance du secteur. Acadomia enregistrait +20 à +25 % de chiffre d'affaires sur l'année scolaire 2022-2023, et son PDG évoquait une dynamique « qu'il fallait remonter une dizaine d'années pour retrouver ».

L'avance immédiate a également produit un effet de démocratisation notable : des familles qui ne pouvaient pas se permettre d'avancer 200 ou 300 euros par mois pour des cours ont pu entrer sur le marché, gonflant la demande adressée aux organismes déclarés. En parallèle, le CESU préfinancé (chèque emploi service universel souvent pris en charge par les comités d'entreprise ou les employeurs) offre une voie complémentaire d'accès à ces services pour les salariés.

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Le marché des cours particuliers « au black » : une économie souterraine encore présente

Quelle part du marché échappe aux déclarations ?

Le marché informel des cours particuliers a une longue histoire en France. Dans les années 1980, l'essentiel du soutien scolaire privé se faisait « au noir » : étudiants, enseignants en activité ou retraités proposaient leurs services sans déclaration, souvent via le bouche-à-oreille. Hervé Lecat, fondateur de Complétude, évoquait en 2023 qu'à ses débuts dans le secteur en 1984, « peut-être seulement 20 % de ce travail était déclaré ».

Les dispositifs fiscaux successifs — réduction d'impôt dès 1991 avec la loi Aubry sur les services à la personne, puis crédit d'impôt et avance immédiate — ont progressivement incité les familles à déclarer les prestations. La tendance est donc à la formalisation croissante du marché, sans pour autant que la part informelle ait totalement disparu.

Selon un sondage TNS-Sofrès cité dans plusieurs sources sectorielles, environ 80 % des intervenants en cours particuliers n'étaient historiquement pas déclarés. Ce chiffre est à mettre en perspective avec l'évolution du cadre fiscal : aujourd'hui, si une part substantielle du marché reste encore informelle, la progression du marché déclaré est indéniable. Jérôme Mattout d'Anacours estimait en 2025 que la partie officielle ne représente encore que 600 à 800 millions d'euros sur un total estimé à 2 milliards — soit environ 30 à 40 % du marché total seulement.

Ce que représente le marché informel en chiffres

En extrapolant les données disponibles, le marché informel des cours particuliers en France représenterait entre 1,2 et 1,4 milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel non déclaré — soit la majeure partie du marché total estimé à 2 milliards d'euros. Cette estimation est par nature imprécise, mais elle permet de comprendre l'ampleur du chemin qu'il reste à parcourir pour formaliser ce secteur.

Pour les familles, le recours au marché informel s'explique souvent par le coût : un professeur non déclaré facture en moyenne 15 à 20 euros de l'heure, contre 20 euros et plus pour un organisme déclaré. Depuis l'avance immédiate de 2022, cet écart s'est considérablement réduit, voire inversé pour les familles éligibles au crédit d'impôt, ce qui constitue la principale force de bascule vers le marché officiel.Découvrez les cours particuliers de GoStudent

L'avenir des cours particuliers en France

La digitalisation et l'essor des cours en ligne

La pandémie de Covid-19 a joué le rôle d'accélérateur pour la digitalisation du soutien scolaire. Des millions d'élèves ont découvert les cours particuliers en ligne, et de nombreuses plateformes ont profité de cette période pour consolider leur modèle. Aujourd'hui, l'ensemble des 22 marques recensées sur le marché français sont accessibles en ligne sous une forme ou une autre, ce qui représente une transformation radicale par rapport à la situation d'il y a dix ans.

Le cours particulier en ligne s'est progressivement imposé comme une alternative crédible et plébiscitée. Sa flexibilité, son accessibilité depuis n'importe quel endroit et la suppression des contraintes liées aux déplacements en ont fait une option particulièrement appréciée des familles. Selon l'Étude GoStudent sur l'Éducation du Futur 2025, la majorité des enseignants et des parents considèrent que l'avenir de l'éducation repose sur une combinaison entre enseignement humain et outils numériques, les deux se renforçant mutuellement.

C'est dans cette logique que s'inscrit le modèle hybride, aujourd'hui adopté par la majorité des acteurs majeurs du marché : des cours en ligne pour la flexibilité et l'accessibilité, complétés par des ressources pédagogiques digitales pour approfondir les apprentissages de façon autonome.

L'intelligence artificielle : menace ou opportunité pour le marché ?

L'intelligence artificielle fait désormais irruption dans le paysage du soutien scolaire. Des outils capables de générer des exercices personnalisés, d'expliquer des concepts, de corriger des copies ou de proposer des parcours d'apprentissage adaptatifs se multiplient. Pour certains acteurs du marché, l'IA représente une opportunité de compléter leur offre et d'améliorer l'efficacité de l'apprentissage entre les séances.

Pour autant, la plupart des professionnels du secteur s'accordent à dire que l'IA ne remplacera pas, à court terme, la relation humaine entre un professeur et un élève. C'est d'ailleurs ce que confirment les données et les statistiques sur l’IA dans l’éducation en France de l'Étude GoStudent sur l'Éducation du Futur 2025 : 44 % des enseignants en France estiment que l'IA peut offrir un apprentissage personnalisé, mais 59 % des enseignants et 51 % des parents considèrent que la meilleure façon d'enseigner reste celle d'un enseignant humain équipé d'outils d'IA.

La capacité à détecter une frustration, à adapter son discours en temps réel, à encourager un élève en perte de confiance : voilà ce qui reste au cœur de l'efficacité des cours particuliers. L'IA sera probablement un outil complémentaire puissant, mais le cœur du métier demeurera humain.

Un marché encore loin de la maturité

Malgré sa taille et son ancienneté, le marché des cours particuliers en France n'a pas encore atteint sa maturité. La raison principale est que sa composante la plus importante, le marché informel, représente encore la majorité des transactions. La formalisation progressive de ce secteur constitue donc un gisement de croissance considérable pour les organismes déclarés.

La demande, elle, ne montre aucun signe d'essoufflement. Les enjeux autour de Parcoursup et des concours des grandes écoles continuent d'alimenter la pression scolaire. La diversification de l'offre, que ce soit vers le coaching d'orientation, la préparation mentale, les cours de langues pour adultes, et bien plus encore, ouvre de nouveaux segments. Et la démographie, avec une population scolaire stable, garantit un socle de demande durable à venir.

Les perspectives restent donc solides pour l'ensemble du secteur. Selon l'Étude GoStudent sur l'Éducation du Futur 2025, 52 % des élèves estiment que l'école ne les prépare pas suffisamment à leur avenir, une perception en hausse d'année en année, qui traduit un besoin croissant d'accompagnement personnalisé en dehors du cadre scolaire traditionnel. Tant que ce sentiment persistera, le recours aux cours particuliers privés continuera de progresser.

 

Conclusion

Le marché des cours particuliers en France est à la fois massif, dynamique et en pleine transformation. Avec environ 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel, plus d'un million d'élèves concernés et une position unique en Europe, il reflète les tensions et les aspirations d'un système éducatif qui peine à répondre seul à des demandes de plus en plus individualisées.

Les grandes tendances sont claires : croissance continue portée par la pression scolaire, accélération post-Covid, démocratisation progressive grâce au crédit d'impôt, digitalisation croissante avec un retour vers le présentiel, et structuration d'un marché encore largement dominé par l'informel. Les 22 marques actives recensées en France illustrent la vitalité d'un secteur qui s'est profondément professionnalisé ces dernières décennies.

L'avenir du marché se jouera probablement sur trois fronts : la capacité à intégrer intelligemment les outils numériques et l'IA sans perdre la valeur ajoutée humaine, la poursuite de la formalisation du marché informel, et l'évolution des politiques publiques en matière de dispositifs fiscaux et d'accompagnement scolaire. Un marché à suivre de près, donc — et dont l'histoire est loin d'être terminée.

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Sources

Sources officielles et institutionnelles

🔗 Ministère de l'Éducation nationale — Les cours particuliers en première année de collège : un entrant en sixième sur dix bénéficie de soutien scolaire payant (panel élèves 2007, ~2010)

🔗 INSEE — Classification des Produits Française CPF rév. 2.1 (édition 2021) — codes 85.59.14, 85.59.19, 85.60.10

Recherche académique

🔗 Lehoux E. (2018). Payer pour réussir ? Le marché du soutien scolaire. Syllepse. (Déposé sur HAL Science, 2023)

Sources spécialisées et analyses de marché

🔗 L'Express Franchise — Le soutien scolaire, un marché en pleine expansion ? Interview de Jérôme Mattout (27 février 2025)

🔗 Aladom.fr — Le marché du soutien scolaire : un secteur en plein essor (16 avril 2024)

🔗 Quintonic — Regard sur le « shadow education » : enquête sur l'essor fulgurant du marché du soutien scolaire (octobre 2025)

🔗 Planetoscope — Chiffre d'affaires du soutien scolaire en France (~2012)

🔗 CoursParticuliers.info — Les cours particuliers en France : état des lieux et statistiques (pré-2020)

Articles de presse et médias

🔗 Le Monde — Les cours particuliers, un business en plein essor qui sert aussi à doper ses résultats sur Parcoursup. Alice Raybaud (26 septembre 2023)

🔗 Capital.fr — Soutien scolaire : fonctionnement, avantages et prix (15 janvier 2026)

🔗 Radio France Culture — Transcription de l'émission « Soutien scolaire : un marché en plein essor » (octobre 2023)

Données provenant de recherches et d'études de GoStudent

 🔗 GoStudent - L'étude GoStudent sur l'éducation du futur (2025).

Recensement du nombre de marques de cours particuliers actives en France au cours des années :
Une étude propriétaire a été réalisée par GoStudent en mars 2026, basée sur une recherche documentaire publique recensant 22 marques de cours particuliers actives en France, classées par origine, format de délivrance et année d'entrée sur le marché.