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Comment les adolescents utilisent les chatbots IA en France ?

 

📌Points clés de l'étude : les chatbots IA, un réflexe déjà majoritaire chez les ados français

⚪️ 54 % des enfants français ont déjà parlé à un chatbot IA de ce qu'ils ressentaient avant d'en parler à un parent, un ami ou un enseignant.

⚪️ Les difficultés scolaires arrivent largement en tête des sujets personnels abordés avec un chatbot, loin devant les relations amicales.

⚪️ 54 % des enfants ayant reçu un conseil émotionnel d'un chatbot l'ont suivi dans la vraie vie, mais 71 % en ont ensuite parlé à un adulte de confiance.

⚪️ Près d'un enfant sur quatre se sent moins capable de réaliser seul une tâche sans l'aide de l'IA, par exemple lors d'un contrôle.

⚪️ Seuls 42 % des parents savent que leur enfant a déjà parlé à un chatbot de ses émotions, alors que 54 % des enfants l'ont fait.

⚪️ 86 % des parents français souhaitent un encadrement de l'utilisation des chatbots IA par les moins de 16 ans, avec consentement parental ou interdiction totale.

 

Un adolescent sur deux en France a, un jour, confié ses émotions à une intelligence artificielle avant d'en parler à qui que ce soit d'autre. Ce n'est pas un comportement marginal : c'est déjà la norme.

C'est ce que révèle la nouvelle étude GoStudent, menée par Censuswide auprès de 500 parents français (26 ans et plus) et de leurs enfants (11 à 17 ans), entre le 16 et le 23 juin 2026. Elle interroge la manière dont les jeunes utilisent les chatbots IA, aussi bien pour leurs devoirs que pour leurs émotions, et la met en regard de ce que les parents en perçoivent réellement.

Le constat n'est pas que les adolescents utilisent l'IA, cela, la plupart des familles le savaient déjà. C'est que cet usage a basculé, en France, du côté de la majorité, et qu'il se déroule souvent loin du regard des parents.

Cet article détaille, section par section, les résultats de cette étude, avec des conseils concrets pour rester présent auprès des enfants, que l'on soit parent, enseignant ou professeur particulier.

Méthodologie

Cette étude a été menée par Censuswide, auprès d'un échantillon de 500 parents (26 ans et plus) et de leurs enfants (11 à 17 ans) en France. Les données ont été collectées entre le 16.06.2026 et le 23.06.2026. Censuswide est membre de la Market Research Society (MRS) et du British Polling Council (BPC), et signataire du Global Data Quality Pledge. Censuswide respecte le code de conduite MRS et les principes ESOMAR.

 

Ce que l'on entend par « chatbot IA » dans cette étude

Avant de détailler les chiffres, il est utile de préciser ce que l'on désigne par chatbot IA. Il s'agit ici de tout outil d'intelligence artificielle conversationnelle avec lequel un enfant peut échanger, par écrit ou à l'oral, depuis un téléphone, une tablette ou un ordinateur.

 

Concrètement, cela recouvre plusieurs types d'outils :

  • Les assistants généralistes, comme ChatGPT, Google Gemini ou Microsoft Copilot,
  • Les fonctionnalités de chat intégrées à des applications déjà utilisées par les adolescents, comme My AI sur Snapchat,
  • Les applications de type « chatbot compagnon » ou personnage, conçues pour des échanges continus et informels.

Cette étude ne distingue pas « IA utilisée pour les devoirs » et « IA utilisée pour les émotions » comme deux usages séparés. Pour la plupart des adolescents, ce n'est pas le cas : c'est le même outil, utilisé selon ce qui les préoccupe à un instant donné, un exercice de mathématiques l'après-midi, une mauvaise journée le soir. C'est pourquoi les sections suivantes traitent les usages scolaires et personnels côte à côte.

 

Un adolescent se confiant a une ia sur son smartphone

Parler à une IA de ses émotions : un réflexe déjà majoritaire

La donnée la plus marquante de l'étude porte sur un ordre précis. La question ne portait pas seulement sur le fait d'avoir parlé à un chatbot de ses émotions, mais sur le fait de l'avoir fait avant de parler à un parent, un ami, un enseignant ou toute autre personne.

54 % ont répondu oui, dont 39 points de pourcentage pour qui cela s'est produit plus d'une fois.

Réponse

Part

Oui, cela s'est produit plusieurs fois.

39 %.

Oui, cela s'est produit une fois.

15 %.

Non, je parle toujours d'abord à des personnes (mais j'ai déjà parlé à un chatbot de cela).

17,4 %.

A déjà utilisé un chatbot IA, mais jamais pour cette raison.

15,2 %.

N'ai jamais utilisé de chatbot IA pour cette raison (mais a déjà utilisé l'IA).

6,2 %

N’a jamais utilisé l'IA.

6,4 %

Préfère ne pas dire.

0,8 %

 

Imaginez un adolescent de 14 ans après une mauvaise journée : une dispute avec un ami, une mauvaise note, un différend avec un professeur. Il y a encore peu, il aurait attendu le dîner et la question « comment s'est passée ta journée ? ». Aujourd'hui, pour plus d'un enfant sur deux en France, le premier interlocuteur est une application qui ne pose jamais cette question en premier, elle est simplement disponible, tout de suite, sans risque de relance gênante.

Ce n'est pas nécessairement alarmant en soi. Mais cela signifie qu'en France, ce n'est plus un usage marginal : c'est devenu le réflexe le plus fréquent chez les enfants pour exprimer une émotion difficile, avant même d'en parler à une personne.

Ce que les adolescents confient réellement à un chatbot

Lorsqu'on a demandé aux enfants ayant déjà utilisé un chatbot pour un sujet personnel de préciser de quoi il s'agissait, l'école arrive très largement en tête.

Sujet principal évoqué

Part

L'école, les notes, la pression ou les conflits avec les enseignants.

41,2 %.

Les amis ou les relations.

17,6 %.

La santé mentale ou le bien-être émotionnel.

10,5 %.

Quelque chose lié à la famille.

8,7 %.

Autre (réponse libre).

8,7 %.

N'a jamais utilisé l'IA pour un sujet personnel.

10,5 %.

Préfère ne pas dire.

2,7 %.

 

Les réponses libres confirment à quel point cet usage reste, la plupart du temps, ordinaire : les adolescents mentionnent des devoirs, des résultats d'examen, la rédaction d'un courrier, ou même une destination de vacances. Ce n'est pas le récit d'enfants en crise permanente, c'est celui d'un chatbot devenu le premier réflexe pour presque tout ce qui traverse l'esprit d'un adolescent.

Mais le chiffre lié à l'école mérite une attention particulière. Plus de 4 conversations personnelles sur 10 concernent spécifiquement la pression scolaire, une note, un enseignant difficile, la peur de prendre du retard. C'est une catégorie où un accompagnement humain, parent ou professeur particulier en ligne, pourrait faire une réelle différence avant que cette pression ne s'installe durablement.

 

Du conseil à l'action : des adolescents plutôt prudents

Parler à un chatbot est une chose. Suivre ses conseils dans la vraie vie en est une autre, et c'est là que les résultats français prennent une tournure différente de ce que l'on pourrait attendre.

54 % des enfants ayant reçu un conseil émotionnel d'un chatbot l'ont suivi dans la vraie vie. Un chiffre à mettre en regard du premier : la majorité des enfants qui se confient à une IA ne passent pas systématiquement à l'action pour autant.

A suivi un conseil émotionnel d'une IA dans la vraie vie ?

Part

Oui, plusieurs fois.

30,5 %.

Oui, une fois.

23,5 %.

Non, jamais.

36 %.

N'a jamais utilisé de chatbot pour cela.

9,1 %.

Préfère ne pas dire.

0,8 %.

 

Parmi les enfants ayant suivi ce conseil, la question suivante portait sur la transparence envers un adulte.

A parlé de ce conseil à un adulte de confiance ?

Part

Oui.

70,8 %.

Non.

28,7 %.

Préfère ne pas dire.

0,5 %.

 

En lisant ces deux tableaux ensemble, l'image qui se dessine en France est plutôt rassurante : plus de 7 enfants sur 10 ayant suivi un conseil d'une IA en ont ensuite parlé à un adulte. Cela ne signifie pas qu'il n'existe aucun risque, un enfant sur trois environ n'en parle à personne, mais cela montre que la confidence à une IA ne remplace pas systématiquement le dialogue avec un adulte : elle le précède, le plus souvent, sans l'exclure.

GoStudent - Infographie - Pourquoi les adolescents font plus confiance a IA que les adultes

Pourquoi un chatbot plutôt qu'un enseignant ou un parent

Nous avons demandé directement aux enfants : lorsque vous pourriez poser une question à un enseignant ou un parent, pourquoi choisir un chatbot à la place ? Ils pouvaient sélectionner jusqu'à trois raisons.

Raison de préférer un chatbot à une personne

Part

Un chatbot répond plus vite.

33,6 %.

Un chatbot est disponible quand j'en ai besoin.

23,6 %.

Un chatbot ne répète à personne ce que j'ai dit.

22,4 %.

Je me sens plus à l'aise avec un chatbot qu'avec une personne.

20,6 %.

Je ne veux pas être jugé par un enseignant ou un parent.

18,1 %.

Je ne veux pas avoir de problèmes avec un enseignant ou un parent.

11,7 %.

Je ne veux pas qu'un parent ou un enseignant s'inquiète pour moi.

11,7 %.

Un chatbot donne des réponses plus utiles qu'une personne.

11,4 %.

 

La rapidité et la disponibilité arrivent en tête, ce qui n'est guère surprenant, un chatbot n'a ni horaire de coucher ni salle des professeurs à rejoindre. Mais un peu plus d'un enfant sur cinq choisit spécifiquement l'IA parce qu'elle ne dit rien à personne, et près d'un sur cinq redoute d'être jugé. Cette combinaison, disponibilité, absence de jugement, confidentialité, explique en grande partie pourquoi un chatbot séduit un adolescent anxieux à l'idée de la réaction d'un adulte.

GoStudent - Infographie - IA et devoirs chez les adolescents

IA et scolarité : un bilan plus contrasté qu'il n'y paraît

Les chatbots ne servent pas uniquement à parler d'émotions. Nous avons aussi demandé aux enfants ayant déjà utilisé l'IA à quelle fréquence ils se reconnaissaient dans cinq affirmations liées à l'IA et au travail scolaire. 

Affirmation

Part

Se sent à l'aise car l'IA aide à comprendre un sujet suffisamment pour le traiter seul.

39,1 %.

Se sent plus confiant en rendant un travail car l'IA l'a aidé à l'améliorer.

32,9 %.

A confiance que son enseignant considère son travail comme personnel.

45,1 %.

Se sent moins capable de réaliser seul la même tâche sans IA, par exemple lors d'un contrôle écrit.

25,4 %.

Ressent de l'anxiété à l'idée que son enseignant pense qu'il a utilisé l'IA, même si ce n'est pas le cas.

22,7 %.

 

Ce tableau ne dessine pas un tableau majoritairement rassurant avec un simple revers mineur, contrairement à ce que l'on pourrait attendre. Seuls 45,1 % des enfants ont confiance dans le fait que leur enseignant considère leur travail comme personnel, ce qui laisse une part importante d'incertitude. Et un enfant sur quatre se sent souvent, voire toujours, moins capable de réaliser seul un exercice sans l'aide de l'IA, en particulier lors d'un contrôle.

L'IA aide donc un certain nombre d'enfants à mieux comprendre une notion. Mais pour une part significative d'entre eux, elle installe aussi un doute, sur la confiance de l'enseignant, sur leur propre autonomie, qui mérite d'être pris au sérieux plutôt que minimisé.

 

Ce que les parents perçoivent, et ce qui leur échappe

C'est ici que l'étude révèle son écart le plus concret. Nous avons demandé directement aux parents si leur enfant leur avait déjà dit avoir parlé à un chatbot de ses émotions ou de ses problèmes personnels.

Votre enfant vous a-t-il déjà dit avoir parlé à un chatbot IA de ses émotions ?

Part

Oui, plusieurs fois.

21,2 %.

Oui, une fois.

21,2 %.

Non, jamais.

56,8 %.

Préfère ne pas dire.

0,8 %.

 

Seuls 42,4 % des parents disent que leur enfant leur a déjà parlé d'un échange avec un chatbot IA sur ses émotions. Autrement dit, plus d'un parent sur deux en France n'a jamais eu connaissance de ce type d'échange, alors même que, comme vu plus haut, la majorité des enfants déclarent avoir déjà utilisé un chatbot pour un sujet personnel avant d'en parler à qui que ce soit. Une part importante de ce qui se joue sur le téléphone d'un adolescent n'atteint tout simplement jamais la conscience de ses parents.

Ce que ressentent les parents, et ce qui les inquiète le plus

Nous avons demandé aux parents comment ils réagiraient en apprenant que leur enfant a parlé à un chatbot de ses émotions avant de venir vers eux ou un ami.

Réaction principale

Part

Inquiet du contenu ou de la sécurité du conseil reçu.

37,8 %.

Inquiet de la capacité de son enfant à se connecter à de vraies personnes.

26,4 %.

Soulagé qu'il ait trouvé un moyen de gérer ses émotions.

17,2 %.

 

L'inquiétude domine largement le soulagement, plus de 64 % des parents se situent dans l'une des deux réponses inquiètes. Certaines réponses libres illustrent bien cette ambivalence : un parent explique qu'il faut d'abord vérifier que l'enfant « fait bien des recherches », un autre estime que son enfant utilisera l'IA en priorité pour des questions pratiques, mais reviendra vers ses parents si le sujet devient réellement sérieux, un peu comme un moteur de recherche personnel.

Nous avons ensuite demandé ce qui inquiète le plus les parents concernant l'usage de l'IA par les enfants pour des conseils personnels ou émotionnels.

Principale inquiétude

Part

Devenir trop dépendant de l'IA.

26,6 %.

Suivre des conseils inexacts.

23,2 %.

Ne plus parler à de vraies personnes.

15,4 %.

Que les parents ne sachent pas quels conseils leur enfant reçoit.

12,6 %.

Partager des informations personnelles avec un chatbot.

9,8 %.

 

Contrairement à un éventail de craintes réparties de façon équivalente, les parents français ont ici une inquiétude clairement dominante : la dépendance à l'IA, citée nettement devant le risque de recevoir de mauvais conseils. C'est un signal utile pour orienter les messages de prévention : ce n'est pas la peur de l'erreur ponctuelle qui domine, mais celle d'un usage qui s'installe durablement.

 

Les moins de 16 ans devraient-ils utiliser des chatbots IA ?

Enfin, nous avons demandé aux parents leur avis général sur l'utilisation des chatbots IA, comme ChatGPT, par les enfants de moins de 16 ans.

Avis sur les chatbots IA et les moins de 16 ans

Part

Devrait être autorisé, mais uniquement avec le consentement d'un parent.

45,8 %.

Ne devrait pas être autorisé du tout.

40,4 %.

Devrait être autorisé sans aucune implication parentale.

11 %.

Aucune de ces réponses.

2,8 %.

 

En additionnant les deux premières réponses, 86,2 % des parents français souhaitent une forme d'encadrement de l'usage des chatbots IA par les moins de 16 ans, qu'il s'agisse d'une interdiction totale ou d'un consentement obligatoire. À peine un parent sur neuf est à l'aise avec une utilisation totalement libre.

C'est une rare situation de quasi-consensus dans une étude. Quel que soit l'avis des parents sur le temps d'écran ou les réseaux sociaux, la grande majorité se retrouve ici sur la même position : les moins de 16 ans ne devraient pas avoir ce type d'échange sans aucun accompagnement.

Une mere soutenant son fils face a sa detresse scolaire

Comment accompagner son enfant face à ces usages de l'IA ?

Rien dans ces données ne suggère que les chatbots IA sont intrinsèquement nuisibles, ni que des adolescents curieux et débrouillards devraient être découragés d'utiliser de nouveaux outils. La plupart des usages décrits ici, de l'aide aux devoirs à une mauvaise journée, correspondent à des besoins que les jeunes ont toujours eus.

Le sujet n'est pas l'outil en lui-même. C'est l'écart qu'il peut créer entre le monde intérieur d'un enfant et ce que ses parents en perçoivent réellement. La réponse la plus utile n'est pas de supprimer cette option, mais de rester présent dans la conversation. Voici comment :

  1. Posez des questions ouvertes plutôt que fermées. Remplacez « as-tu fait tes devoirs ? » par « comment as-tu fait pour t'en sortir ? ». Une question comme « qu'est-ce qui t'a aidé pour cet exercice ? » invite naturellement l'enfant à mentionner l'IA, sans qu'il ait besoin de le cacher,
  2. Considérez « j'ai demandé à l'IA » comme une ouverture, pas comme un signal d'alarme. Si un enfant mentionne un chatbot, répondez avec curiosité plutôt qu'avec inquiétude : « qu'est-ce qu'il t'a répondu, et qu'en as-tu pensé ? » maintient le dialogue ouvert,
  3. Valorisez le fait que 71 % des enfants français en parlent déjà à un adulte. Ce chiffre montre que la confidence à une IA n'exclut pas le dialogue avec un adulte, elle le précède souvent. Réagir calmement renforce cette habitude plutôt que de la fragiliser,
  4. Traitez la pression scolaire comme la cause, pas seulement le symptôme. L'école reste, de loin, le premier sujet abordé avec un chatbot. Un accompagnement humain régulier, avec un professeur particulier en ligne, peut réduire cette pression à la source,
  5. Créez un espace sans jugement pour poser des questions. Près d'un enfant sur cinq évite un enseignant par peur d'être jugé. Normaliser le fait de ne pas comprendre, en classe comme à la maison, réduit le besoin de se tourner systématiquement vers une IA.

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Ce que cette étude révèle, en substance

Cette étude dessine le portrait d'un usage devenu majoritaire chez les adolescents français, encadré par un filet de sécurité réel, mais incomplet. Plus d'un enfant sur deux a déjà parlé à un chatbot IA de ses émotions avant d'en parler à une personne, l'école dominant très largement les sujets abordés. Face aux conseils reçus, les enfants restent plutôt prudents : seuls 54 % les suivent réellement, et parmi eux, 71 % en parlent ensuite à un adulte de confiance, la rapidité, la disponibilité et l'absence de jugement expliquant cette préférence sans remplacer le dialogue humain.

Le bilan scolaire reste toutefois mitigé, à peine 45 % des enfants ont confiance dans le fait que leur enseignant considère leur travail comme personnel, et un écart net sépare la perception des enfants et celle des parents, 54 % contre 42 % de connaissance réelle. La dépendance à l'IA arrive en tête des inquiétudes parentales, et 86 % des parents français souhaitent aujourd'hui un encadrement clair de cet usage chez les moins de 16 ans. Ces résultats ne racontent pas une crise, mais un changement d'échelle : rester attentif et accueillir le sujet sans jugement demeure la meilleure façon de garder sa place dans cette conversation.

 

Questions fréquentes sur l'utilisation des chatbots IA par les adolescents

➕ Est-ce grave si mon enfant parle de ses émotions à une IA ?

Pas nécessairement. La majorité des enfants de cette étude utilisent un chatbot comme une première étape peu risquée avant de parler à quelqu'un. Le vrai point d'attention est que 28,7 % de ceux qui suivent un conseil de l'IA n'en parlent ensuite à personne.

➕ Les chatbots IA sont-ils sûrs pour les enfants sans supervision ?

Les parents français restent globalement prudents : 86 % estiment qu'un consentement parental devrait être requis, voire que l'usage devrait être interdit avant 16 ans. Leur principale crainte est la dépendance à l'IA, devant le risque de conseils inexacts.

➕ Pourquoi les adolescents préfèrent-ils un chatbot à un parent ou un enseignant ?

La rapidité et la disponibilité arrivent en tête des raisons citées. Mais plus d'un enfant sur cinq choisit aussi l'IA parce qu'elle ne répète rien à personne, et près d'un sur cinq par peur d'être jugé.

➕ Les adolescents suivent-ils réellement les conseils donnés par une IA ?

Oui, dans une proportion notable : 54 % des enfants ayant reçu un conseil émotionnel d'un chatbot l'ont suivi dans la vraie vie. Le plus rassurant est que 71 % d'entre eux en ont ensuite parlé à un adulte de confiance.