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technologie, Étude GoStudent sur l'éducation du futur, Intelligence Artificielle

60 Statistiques sur l'IA et l'éducation - L'IA remplacera-t-elle les professeurs un jour ?

 

📌 5 chiffres clés - L’IA remplacera-t-elle les professeurs ?

⚪️ En France, 80 % des enseignants se disaient non formés à l’intelligence artificielle en 2025 ; ils ne sont plus que 64 % dans ce cas en 2026, mais le pays reste le dernier des 6 marchés étudiés, avec seulement 36 % de formation officielle suivie (Étude GoStudent 2025 et 2026).

 

⚪️ Seul 1 % des enseignants pense aujourd’hui que l’IA pourrait les remplacer totalement, contre 10 % en 2025, un net apaisement de cette crainte en seulement un an (Étude GoStudent 2025 et 2026).

 

⚪️ 50 % des élèves interrogés croient que l’IA remplacera les professeurs humains d’aujourd’hui (Étude GoStudent 2025).

 

⚪️ 86 % des enseignants utilisent désormais activement l’IA dans leur travail professionnel, contre seulement 14 % qui ne l’utilisent pas du tout (Étude GoStudent 2026).

 

⚪️ 62 % des enseignants déclarent que leur rôle principal est désormais d’accompagner les élèves dans leur développement personnel, contre seulement 21 % pour qui il consiste avant tout à enseigner leur matière (Étude GoStudent 2026).



L’IA va-t-elle remplacer les professeurs ? Cette question, autrefois cantonnée à la science-fiction, agite désormais très sérieusement le monde éducatif. Avec la montée en puissance des outils d’IA dans l’éducation nationale, les enseignants se retrouvent à la croisée des chemins : entre promesses d’assistance pédagogique et crainte d’un remplacement, partiel ou total. Si certains y voient un guide pratique pour les enseignants, d’autres redoutent que l’IA ne remplace les profs, notamment pour des tâches comme la correction des copies, la personnalisation de l’apprentissage ou encore la gestion des devoirs, entre autres.

Quelle est donc la place actuelle de l’intelligence artificielle dans l’enseignement ? Les enseignants sont-ils prêts à l’intégrer ? Les élèves l’utilisent-ils déjà massivement ? Et surtout : quels aspects du métier d’enseignant sont les plus menacés ou au contraire renforcés par l’IA ? Devons-nous repenser le rôle de l’enseignant dans une école ? Voyons donc ce que disent les chiffres.

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Comment cette étude a-t-elle été réalisée ?

Cet article s’appuie sur deux éditions de l’Étude GoStudent sur l’Éducation du Futur.

La première vague de données provient de l’Étude GoStudent sur l’Éducation du Futur 2025, réalisée en collaboration avec le cabinet Opinium. Cette enquête en ligne s’est déroulée entre le 6 novembre et le 3 décembre 2024, auprès de 5 859 parents ou tuteurs et de leurs enfants âgés de 10 à 16 ans, dans six pays européens : Autriche, Allemagne, Espagne, France, Italie et Royaume-Uni. Un volet enseignants a complété l’enquête : 300 enseignants, issus de différentes disciplines et de tous niveaux scolaires, ont répondu à un questionnaire de 15 minutes entre le 4 et le 18 novembre 2024. L’échantillon a été conçu pour refléter la diversité des profils interrogés, en prenant en compte :

  • la répartition par âge et par genre des parents, des enfants et des enseignants ;
  • la diversité des niveaux de confiance en soi et de réussite scolaire chez les élèves ;
  • la représentation d’écoles sélectives, non sélectives et privées.

Cet article a été mis à jour avec les données les plus récentes de l’Étude GoStudent sur l’Éducation du Futur 2026, menée cette fois avec Censuswide dans les mêmes six pays européens. L’enquête a interrogé 3 001 parents et leurs 3 001 enfants âgés de 8 à 16 ans, en ligne entre le 26 juin et le 13 juillet 2026, ainsi que 300 enseignants, interrogés entre le 6 et le 23 juillet 2026. Censuswide est membre de la Market Research Society (MRS) et du British Polling Council (BPC), et signataire du Global Data Quality Pledge ; l’institut respecte le code de conduite de la MRS et les principes ESOMAR.

Les statistiques les plus récentes (2026) sont signalées comme telles dans l’article ; celles qui n’ont pas été actualisées proviennent de l’édition 2025. Enfin, ce rapport s’appuie aussi sur d’autres sources en ligne, permettant de contextualiser les résultats et de mettre en lumière les grandes évolutions actuelles dans le domaine de l’éducation.

Maitre assis a son bureau en salle de classe decouvrant outil IA

1. IA et éducation : une formation insuffisante des enseignants

Avant de pouvoir accompagner leurs élèves dans l’usage de l’IA, encore faut-il que les enseignants eux-mêmes se sentent prêts à le faire. Or, les chiffres montrent qu’un fossé persiste entre l’ampleur de la demande, exprimée aussi bien par les parents que par les élèves, et la réalité du terrain, où la formation reste largement insuffisante, en particulier en France. D’après l’étude GoStudent 2025 :

  • En 2025, en France, 80 % des enseignants ne sont pas formés à l’intelligence artificielle, un chiffre alarmant à l’heure où l’IA prend une place croissante dans la société et le système éducatif. Cette carence impacte directement la capacité des enseignants à accompagner les élèves dans l’usage de ces technologies.
  • Pourtant, 59 % des parents attendent justement des enseignants qu’ils se forment à l’IA, soulignant une attente sociétale forte. De plus, 63 % des élèves aimeraient que leurs enseignants en sachent davantage sur ce sujet. Malgré cela, seulement 24 % des élèves français avaient accès à des outils d’apprentissage basés sur l’IA à l’école en 2025, un des taux les plus bas d’Europe.

En 2026, au niveau européen, la part des enseignants ayant suivi une formation officielle à l’IA est passée de 25 % en 2025 (établissement proposant une formation) à 61 % en 2026 (formation officielle réellement suivie), une nette progression que le rapport GoStudent 2026 établit lui-même comme une comparaison directe entre les deux éditions. La France, elle, reste nettement en retrait : avec seulement 36 % d’enseignants formés officiellement en 2026, elle affiche le taux le plus bas des six marchés étudiés, loin derrière l’Espagne (74 %) ou le Royaume-Uni (68 %).

Mais le détail des réponses françaises confirme que ce retard n’est pas un désintérêt des enseignants eux-mêmes. Sur l’ensemble des enseignants français interrogés, 22 % ont suivi une formation dans le cadre du programme de développement professionnel de leur établissement, et 14 % l’ont recherchée de leur propre initiative, ce qui représente au total les 36 % d’enseignants formés. À l’inverse, parmi les 64 % n’ayant reçu aucune formation, 54 % déclarent vouloir en bénéficier, et seulement 10 % estiment ne pas en avoir besoin.

Ce déficit de formation se reflète directement dans la confiance des enseignants eux-mêmes : seuls 54 % d’entre eux se disent confiants pour guider leurs élèves vers un usage sûr et efficace de l’IA, contre 71 % en moyenne au niveau européen. Et faute de cadre, 28 % des enseignants français déclarent ne rien enseigner du tout sur l’IA à leurs élèves, plus du double de la moyenne européenne (13 %).

Attentes exprimées par les professeurs vis-à-vis de la formation en IA :

Attente exprimée

Pourcentage des enseignants

Comprendre les logiques de fonctionnement de l’IA

64 %

Intégrer l’IA dans leur pratique pédagogique

48 %

Analyser les risques éthiques et sociaux liés à l’IA

32 %

Pouvoir expliquer l’IA aux élèves

29 %

– d’après données extraites du Rapport « Résultats de l’enquête enseignants élèves sur les usages et non-usages des IAG dans la Région académique Grand-Est (2025) », GTnum IA2GE de la Direction du numérique éducatif du MENESR.

  • 79 % des enseignants considèrent qu’ils doivent développer leur compréhension de l’IA pour accompagner leurs élèves dans le monde numérique actuel. (Source : iapourlecole.fr - Rapport référentiel de compétences en IA pour les enseignants UNESCO)
  • Seulement 23 % des enseignants se sentent actuellement confiants dans l’utilisation de l’IA à des fins pédagogiques. (Source : iapourlecole.fr - Rapport référentiel de compétences en IA pour les enseignants UNESCO)
  • Moins de 10 % des enseignants français ont suivi une formation spécifique sur l’IA dans le cadre de leur développement professionnel. (Source : iapourlecole.fr - Rapport référentiel de compétences en IA pour les enseignants UNESCO)
  • En comparaison internationale, la France se classe 19e sur 27 pays européens en matière de formation initiale des enseignants au numérique et à l’IA. (Source : iapourlecole.fr - Rapport référentiel de compétences en IA pour les enseignants UNESCO)

Connaissance déclarée des enseignants concernant l’intelligence artificielle :

Niveau de connaissance déclaré

Pourcentage

Je n’en ai jamais entendu parler

1 %

J’en ai entendu parler, mais je ne sais pas ce que c’est

10 %

J’en ai une compréhension vague

17 %

J’en ai une compréhension moyenne

47 %

J’en ai une bonne connaissance

20 %

Je maîtrise très bien ce sujet

5 %

– d’après données extraites du Rapport « Résultats de l’enquête enseignants élèves sur les usages et non-usages des IAG dans la Région académique Grand-Est (2025) », GTnum IA2GE de la Direction du numérique éducatif du MENESR.

Qui doit enseigner l’usage responsable de l’IA ?

À mesure que l’IA s’installe dans le quotidien scolaire, une question reste en suspens : à qui revient la responsabilité d’apprendre aux enfants à l’utiliser de façon sûre et réfléchie ? Les familles et le corps enseignant ne portent pas tout à fait le même regard sur la question, et l’Étude GoStudent 2026 permet pour la première fois de comparer directement leurs points de vue respectifs en France.

Sur ce point, parents et enseignants ne sont pas tout à fait d’accord, et chacun a tendance à se désigner en priorité. Côté parents français; 36 % estiment que c’est avant tout à eux d’enseigner un usage responsable de l’IA, contre 29 % qui comptent sur l’école.

Du côté des enseignants français interrogés, la tendance s’inverse nettement : 48 % désignent l’école comme première responsable, loin devant les parents (24 %), les entreprises technologiques (12 %) ou l’État (10 %).

Ce double mouvement illustre un flou persistant : chaque partie semble convaincue d’assumer déjà, au moins en partie, un rôle que l’autre lui attribue rarement en priorité. Un parent sur trois se sent responsable, mais moins d’un enseignant sur quatre partage ce point de vue ; à l’inverse, près d’un enseignant sur deux attend de l’école qu’elle prenne le relais, alors que moins d’un tiers des parents envisagent spontanément ce scénario. Dans cet entre-deux, les entreprises technologiques et l’État restent très largement en retrait, cités par moins d’un répondant sur huit de chaque côté, signe qu’en l’absence de cadre nettement établi, c’est sur les familles et les établissements scolaires que repose, de fait, l’essentiel de cette responsabilité.

 

2. IA éducation nationale : les limites du système éducatif traditionnel en France

  • La France n’a pas structuré la formation initiale ou continue des enseignants à l’IA, contrairement à 7 autres pays comme l’Espagne, la Chine ou la Finlande (Source : Sénat.fr)
  • Quelques grandes écoles (ex. Neoma Business School) ont lancé des outils d’apprentissage adaptatif et des formations à l’IA, mais ces initiatives restent marginales (Source : Sénat.fr)
  • 48 % des enseignants dans l’enseignement secondaire déclarent que leur établissement a limité ou bloqué l’accès à ChatGPT (interdiction pour les devoirs, accès restreint). (Source : Sénat.fr)
  • Comparée à d’autres pays, la France se situe dans une position médiane : l’IA est abordée dans les politiques publiques, mais manquent de cadre complet ou de formation structurée. (Source : Sénat.fr)
  • Moins de 4 % des start-up IA françaises sont dédiées au secteur de l’éducation. Cela montre un faible intérêt technologique vers les besoins spécifiques des écoles en France, ce qui ralentit les solutions vraiment adaptées aux enseignants et aux élèves. (Source : Apel.fr)
  • En 2026, seuls 16 % des enseignants français estiment que l’État en fait assez pour fixer des règles claires sur l’utilisation de l’IA à l’école, contre 25 % en moyenne européenne (jusqu’à 38 % au Royaume-Uni). (Source : Étude GoStudent 2026)
  • 62 % des enseignants français constatent une dégradation de la compréhension écrite de leurs élèves par rapport à il y a cinq ans, un des taux les plus élevés d’Europe (moyenne : 50 %, Royaume-Uni : seulement 20 %). (Source : Étude GoStudent 2026)
  • 43 % des élèves européens déclarent n’avoir jamais appris à utiliser les outils d’IA dans le cadre scolaire, et seuls 20 % disent avoir suivi un véritable cours sur l’IA. Du côté des enseignants, 13 % reconnaissent ne rien enseigner du tout sur le sujet. (Source : Étude GoStudent 2026)

enseignante accompagne eleve en salle de classe a lecole

3. Le rôle de l’enseignant à l’ère de l’IA

Au-delà des craintes de remplacement, c’est tout le métier d’enseignant qui se transforme sous l’effet conjugué de l’IA, des écrans et de nouveaux défis sociaux. L’Étude GoStudent 2026 permet pour la première fois de voir comment les enseignants français eux-mêmes décrivent cette évolution, et où ils espèrent que l’IA pourra encore les soulager.

Accompagner plutôt qu’enseigner : la vision du métier selon les professeurs français

Quand on leur demande ce qu’un enseignant devrait principalement faire, les professeurs français répondent massivement : accompagner les élèves en tant que personnes. 62 % des enseignants français placent cette mission en tête, loin devant le fait d’enseigner leur matière (20 %) ou de préparer les élèves à la vraie vie (18 %). Ces chiffres sont quasiment identiques à la moyenne européenne (62 % / 21 % / 16 %), ce qui confirme que cette redéfinition du métier ne se limite pas à un phénomène français, mais traverse l’ensemble des six marchés étudiés. (Étude GoStudent 2026, données France et moyenne UE)

De nouvelles tâches, absentes du métier il y a cinq ans

Cette évolution se traduit concrètement par une série de responsabilités que les enseignants n’exerçaient pas, ou très marginalement, il y a seulement cinq ans :

Nouvelle tâche assumée par les enseignants

France

Moyenne européenne

Soutenir la santé mentale et le bien-être des élèves

42 %

44 %

Aider les élèves à faire face à la désinformation

40 %

45 %

Guider les élèves vers un usage responsable de l’IA

30 %

35 %

Gérer les attentes des parents via les canaux numériques

32 %

31 %

Agir comme premier point de contact pour des questions de protection de l’enfance

26 %

32 %

Accompagner les questions de genre ou d’identité

28 %

29 %

Assurer la sécurité en ligne et lutter contre le cyberharcèlement

28 %

36 %

Identifier et gérer le contenu généré par l’IA dans les devoirs

24 %

34 %

– d’après l’Étude GoStudent sur l’éducation du futur 2026.

Ce glissement vers un rôle de mentorat s’explique en grande partie par la hausse des problèmes de santé mentale observés en classe : 76 % des enseignants en constatent davantage qu’il y a cinq ans, un chiffre qui grimpe jusqu’à 96 % en Allemagne. (Étude GoStudent 2026)

Ce que les enseignants attendent encore de l’IA

Face à cette charge croissante, les enseignants placent de réels espoirs dans l’IA, mais pas forcément là où on l’attendrait : ce sont surtout les tâches administratives et de préparation qui sont visées, pas le cœur du métier. Selon l’Étude GoStudent 2026, les enseignants espèrent que l’IA pourra les soulager de la création de supports comme les fiches d’exercices et les quiz (42 %), des bulletins et emplois du temps (39 %), ainsi que de la préparation des cours (33 %). Point rassurant pour la profession : seul 1 % des enseignants pense que l’IA pourrait un jour les remplacer complètement, contre 10 % l’an dernier.

Découvrez l'Étude GoStudent sur l'Éducation du Futur 2026

4. L’IA et éducation nationale - un outil plus bénéfique que menaçant

Malgré les craintes de remplacement, l’IA est plutôt perçue en France comme un levier d’amélioration pédagogique (Source : étude GoStudent 2025) :

  • 58 % des enseignants considèrent que l’IA devrait être une ressource de base dans l’éducation, au même titre qu’Internet.
  • 50 % pensent qu’elle jouera un rôle central dans la vie professionnelle future des élèves.
  • 46 % estiment que les élèves sans accès à ces outils accuseront un retard scolaire.
  • Pour autant, les enseignants défendent une approche équilibrée : 59 % d’entre eux pensent qu’un apprentissage hybride, combinant humain et IA, serait idéal. C’est dans cette logique que se développent des plateformes d’apprentissage adaptatif comme GoStudent Learning, qui offrent un enseignement personnalisé à l’aide de l’intelligence artificielle (avec une enseignante IA, Amelia, dans ce cas-ci).
  • En 2026, 52 % des enseignants français jugent que l’IA peut réellement aider les élèves à besoins éducatifs particuliers (dyslexie, TDAH), un chiffre en ligne avec la moyenne européenne (57 %). (Source : Étude GoStudent 2026)

D’après d’autres sources externes :

  • 49 % des enseignants français reconnaissent l’importance de l’IA comme compétence clé pour l’avenir professionnel. (Source : Sénat.fr)
  • 49 % des enseignants du secondaire en France estiment que la capacité à interagir avec les IA sera une compétence requise pour l’emploi futur, contre 58 % au niveau européen (avec 70 % au Royaume-Uni, 74 % aux États-Unis) (Source : Sénat.fr)

Craintes et préoccupations des enseignants face à l’IA (réponses multiples par professeurs) :

Préoccupation exprimée

Pourcentage des enseignants

Inquiétudes globales quant à l’impact de l’IA sur leur métier

59 %

Crainte d’une déshumanisation de la relation pédagogique

40 %

Risque d’accentuation des inégalités scolaires

24 %

Peur d’un remplacement partiel (tâches comme correction, encadrement)

13 %

Peur d’un remplacement total dans leurs fonctions

6 %

– d’après données extraites du Rapport « Résultats de l’enquête enseignants élèves sur les usages et non-usages des IAG dans la Région académique Grand-Est (2025) », GTnum IA2GE de la Direction du numérique éducatif du MENESR.
Remarque : les répondants pouvaient exprimer plusieurs craintes. Les pourcentages ne sont donc pas exclusifs et leur somme peut dépasser ou être inférieures à 100 %.

Une attitute globalement positive chez les enseignants face à l’introduction de l’IA à l’école, malgré leurs inquiétudes exprimées :

Position face à l’IA à l’école

Pourcentage des enseignants

Favorables (sous conditions)

70 %

Opposés

16 %

Sans opinion tranchée

14 %

– d’après données extraites du Rapport « Résultats de l’enquête enseignants élèves sur les usages et non-usages des IAG dans la Région académique Grand-Est (2025) », GTnum IA2GE de la Direction du numérique éducatif du MENESR.

IA et enseignants - Comment utilisent-ils l’IA ?

  • 65 % des professeurs n’utilisent pas ces outils, ce qui révèle un écart marqué entre les usages étudiants et enseignants (Source : Compilatio)
  • Seuls 8 % des enseignants du supérieur utilisent régulièrement l’IA générative (sans compter d’autres types d’IA) dans leur pratique (Source : Sénat.fr)
  • 9 % des enseignants déclarent ne pas connaître les outils d’IA générative. (Source : Sénat.fr)
  • Nous pouvons constater que les usages de l'IA restent largement individuels ou à petite échelle parmi les professeurs, malgré la disponibilité d’outils ministériels depuis 2018. (Source : Sénat.fr)
  • Plus de 53 000 enseignants et 1,3 million d’élèves ont utilisé les cinq outils IA mis à disposition par le ministère (Adaptiv’Math, Mathia, Smart Enseigno, Lalilo, Navi). Cela prouve que des usages encadrés de l’IA sont déjà installés dans certaines classes françaises, et que la tendance pourrait se développer davanatge. (Source : Apel.fr)
  • Ces 5 outils numériques utilisés depuis 2021 pour enseigner les maths et le français sont principalement implémentés du CP au CE2, et sont étendus au CM1 jusqu’à la 3e. (Source : Apel.fr)
  • 6,6 milliards de dollars investis dans l’IA en France sur 10 ans (contre 249 milliards aux États-Unis). Bien que ce ne soit pas directement lié aux enseignants, cela donne un aperçu du niveau de soutien global au développement de l’IA, qui influencera l’école (Source : Apel.fr)
  • 72 % des enseignants du primaire déclarent ne pas utiliser l’IA du tout dans leurs pratiques pédagogiques. (Source : iapourlecole.fr + Rapport de la Direction du numérique éducatif du MENESR)
  • Ce chiffre descend à 55 % dans le secondaire et à 49 % dans le supérieur (Source : iapourlecole.fr + Rapport de la Direction du numérique éducatif du MENESR)

🔎 D’après l’Étude GoStudent 2026, 86 % des enseignants interrogés affirment qu’ils utilisent désormais activement l’IA dans leur travail professionnel, et seuls 14 % ne l’utilisent pas du tout.

 

Ce pour quoi les enseignants utilisent l’IA (2026) :

Usage

Pourcentage des enseignants

Création de fiches, de quiz et de supports de cours

51 %

Tâches administratives (e-mails, rapports)

39 %

Planification des cours

37 %

Rédiger du feedback pour les élèves

17 %

Corriger ou noter les devoirs des élèves

12 %

N’utilisent pas l’IA à titre professionnel actuellement

14 %

– d’après l’Étude GoStudent sur l’éducation du futur 2026.

Types d’outils d’IA utilisés par les enseignants :

Type d’outil IA utilisé

Pourcentage des enseignants

Correcteurs orthographiques intelligents (Antidote, Grammalecte)

35 %

Assistants conversationnels (ChatGPT, etc.)

22 %

Plateformes adaptatives d’apprentissage (Kartable, Lalilo…)

15 %

Outils de reconnaissance ou d’analyse vocale

11 %

– d’après données extraites du Rapport « Résultats de l’enquête enseignants élèves sur les usages et non-usages des IAG dans la Région académique Grand-Est (2025) », GTnum IA2GE de la Direction du numérique éducatif du MENESR.
Remarque : les enseignants pouvaient cocher plusieurs réponses. Les pourcentages ne sont donc pas exclusifs et peuvent dépasser ou être inférieures à 100 %.

Ce que les enseignants abordent en classe sur l’IA (2026) :

Thème enseigné

Pourcentage des enseignants

Comment utiliser l’IA de manière responsable

49 %

Désinformation, deepfakes et risques liés à l’IA

48 %

Ce qu’est l’IA

36 %

Comment identifier du contenu généré par l’IA

30 %

Comment utiliser l’IA pour ses études

27 %

– d’après l’Étude GoStudent sur l’éducation du futur 2026.

Et ce que les élèves disent avoir réellement appris (2026) :

Sujet appris en classe

Pourcentage des élèves

Ce qu’est l’IA et comment elle fonctionne

39 %

Comment utiliser l’IA de manière responsable

36 %

Désinformation, deepfakes et risques

32 %

Comment identifier du contenu généré par l’IA

28 %

L’impact de l’IA sur les emplois et l’avenir

27 %

Utiliser l’IA pour les devoirs ou les études

25 %

Comment rédiger de bons prompts

21 %

– d’après l’Étude GoStudent sur l’éducation du futur 2026.

Et les élèves, comment utilisent-ils l’IA ? :

Les élèves et étudiants d’aujourd’hui s’approprient déjà les outils IA, souvent de manière autonome, pour apprendre plus efficacement, s’informer ou encore améliorer leurs résultats. Voici un aperçu chiffré sur comment les élèves utilisent l’IA :

  • 55 % des étudiants déclarent utiliser un outil d’IA générative au moins occasionnellement (Source : Compilatio)
  • 51 % des étudiants utilisent l’IA pour mieux appréhender certains sujets (Source : Compilatio)
  • 50 % des étudiants utilisent l’IA comme source de documentation, bien que seulement 2 % la considèrent comme leur ressource principale (Source : Compilatio)
  • Parmi les étudiants utilisateurs d’IA, 47 % affirment avoir de meilleures notes grâce à l’IA (Source : Compilatio)
  • Un sondage en Nouvelle-Aquitaine (lycéens de seconde) montre que > 90 % des élèves ont déjà utilisé l’IA générative pour leurs devoirs (Source : Sénat.fr)
  • Parmi les jeunes de 18 à 21 ans, 75 % utilisent spécifiquement ChatGPT pour synthèses, traductions ou rédactions (Source : Sénat.fr)
  • 79 % des étudiants constatent que les IA génératives enrichissent leurs capacités à résoudre des problèmes complexes (Source : Apel.fr)

Selon les enseignants, voici pour quoi les élèves s’appuient le plus sur l’IA (2026) :

Usage constaté par les enseignants

Pourcentage des enseignants

Rédiger une dissertation complète depuis zéro

53 %

Résumer des notes ou un texte

52 %

Rédiger des prompts efficaces

48 %

Rechercher un sujet

40 %

Trouver des idées originales

36 %

Résoudre un problème de maths

36 %

– d’après l’Étude GoStudent sur l’éducation du futur 2026.

Pas si divisés : enseignants et étudiants unis face à l’utilisation de l’IA

Contrairement à certaines idées reçues, enseignants et étudiants partagent des opinions proches sur l’utilisation des IA génératives. L’enquête de Compilatio et Apel.fr révèle plusieurs points d’accord :

  • 93 % des enseignants et 79 % des étudiants sont en faveur d’une réglementation de l’utilisation de l’IA générative dans l’enseignement, mais ne sont pas contre l’utilisation des outils IA dans le cadre de l’enseignement et l’apprentissage. (Source : Compilatio)
  • Près de 2/3 des enseignants et des étudiants sont opposés à l’interdiction pure et simple de l’IA. Au contraire, ces 2 groupes pensent qu’elle peut apporter de nouvelles méthodes d’apprentissage et de nouvelles compétences (Source : Compilatio + Apel.fr)
  • Enseignants (81 %) et étudiants (72 %) expriment des inquiétudes quant aux conséquences de l’IA sur l’avenir de l’apprentissage. (Source : Compilatio)
  • 90 % des étudiants qui utilisent l’IA estiment qu’elle leur fait gagner un temps précieux, une perception que 80 % des enseignants disent comprendre (Source : Compilatio)

maitre en train de donner son cours a lecole ecrivant sur un tableau

Que disent les tests réels sur le terrain ? L’exemple d’une étude menée par des chercheurs

Si les prédictions et les données chiffrées sont précieuses, il est tout aussi pertinent d’observer ce que révèlent les tests concrets de terrain. Une étude récente publiée par le média École Branchée (« L’intelligence artificielle peut-elle remplacer les enseignants ? Des chercheurs ont fait le test ! ») a justement exploré ce sujet à travers une expérimentation éducative.

Voici ce qu’il faut en retenir :

  • Dans cette expérience, des outils d’intelligence artificielle ont été testés en situation de classe pour évaluer leur capacité à remplacer ou compléter le rôle d’un enseignant humain.
  • Résultat : les chercheurs ont constaté que les tentatives antérieures d’automatisation de l’enseignement ont généralement échoué, soulignant les limites actuelles de l’IA dans un cadre pédagogique complet.
  • Les experts soulignent que, malgré ses capacités techniques croissantes, l’IA ne peut pas offrir l’interaction humaine, la sensibilité émotionnelle ni la dimension relationnelle d’un enseignant.

Les enseignants jouent un rôle essentiel dans :

  • La gestion des dynamiques de groupe ;
  • L’encouragement de la pensée critique et créative ;
  • La création d’un lien humain, fondamental pour l’apprentissage.

L’étude recommande de poursuivre les tests, mais toujours avec l’idée que l’IA ne doit pas remplacer, mais accompagner l’enseignant. En revanche, l’IA pourrait être utile dans des domaines très ciblés, comme :

  • Le feedback instantané sur les réponses des élèves ;
  • Le suivi personnalisé des progrès ;
  • La simulation de situations collaboratives, en complément des activités en classe.

Des enjeux majeurs restent à encadrer, selon les chercheurs :

  • Éthique et biais algorithmiques dans les données ;
  • Protection des données scolaires ;
  • Formation des enseignants à ces outils ;
  • Coûts élevés de déploiement dans les établissements.
 

📌 En résumé : même dans un test réel en conditions proches du terrain scolaire, l’IA ne remplace pas le professeur, mais peut le renforcer si elle est bien encadrée, bien pensée, et intégrée intelligemment à la pratique pédagogique.

 

Solutions et prédictions : l’IA ne remplacera pas les enseignants, mais changera leur rôle

1. L’enseignant ne sera pas remplacé, mais redéfini

Toutes les sources convergent vers une même conclusion : l’IA n’est pas destinée à remplacer les professeurs, mais à transformer leur rôle. Le référentiel de compétences de l’UNESCO insiste clairement sur ce point : l’enseignant devient médiateur, guide critique et facilitateur d’apprentissage, dans un environnement où les élèves interagissent déjà avec des outils d’IA (Source : iapourlecole.fr, 2025).

De même, le rapport du Sénat affirme que les enseignants gardent une place essentielle : ce sont eux qui doivent développer l’esprit critique, donner du sens, évaluer et humaniser l’apprentissage, des tâches que l’IA ne peut remplir seule (Source : Sénat.fr).

L’Étude GoStudent 2026 vient confirmer très concrètement cette évolution : 62 % des enseignants déclarent désormais que leur rôle principal est d’accompagner les élèves dans leur développement personnel, contre seulement 21 % pour qui il consiste avant tout à enseigner leur matière. Et surtout, seul 1 % des enseignants pense que l’IA pourrait les remplacer complètement, contre 10 % l’an dernier, un net apaisement de cette crainte en un an. (Source : Étude GoStudent 2026)

2. Former massivement et structurer l’intégration de l’IA

Cependant, pour que ce rôle évolue de manière cohérente, une montée en compétence massive est nécessaire. Aujourd’hui, la majorité des enseignants ne sont pas formés à l’IA, et peu se sentent prêts à l’utiliser en classe (Source : iapourlecole.fr ; Sénat.fr ; Compilatio.net).

La France accuse un net retard, avec une absence de stratégie nationale de formation, contrairement à d’autres pays comme la Finlande ou l’Espagne (Sénat.fr).

Le référentiel de l’UNESCO propose un cadre de compétences progressif, en 5 axes et 3 niveaux (acquérir, approfondir, créer), afin d’accompagner tous les profils d’enseignants dans l’usage de l’IA de manière éthique, responsable et pédagogique (Source : iapourlecole.fr).

3. Encadrer l’IA : une attente partagée et urgente

Les enseignants et étudiants ne sont pas hostiles à l’IA, mais ils demandent un cadre. Selon l’étude Compilatio, 93 % des enseignants et 79 % des étudiants souhaitent une régulation de l’usage de l’IA à l’école. Ils craignent ses impacts potentiels, mais reconnaissent également ses bénéfices en termes de gain de temps et de développement de compétences (Source : Compilatio.net).

Pour l’instant, l’encadrement reste quasi inexistant : moins de 10 % des établissements ont mis en place des règles ou des dispositifs liés à l’IA (Source : leblob.fr). Cela laisse élèves et enseignants livrés à eux-mêmes, et aggrave les inégalités entre les établissements.

4. Prévoir une cohabitation humain-IA à long terme

Plutôt que d’opposer humain et IA, les experts appellent à une approche hybride et équilibrée. L’enseignant reste indispensable, mais doit composer avec des agents intelligents qui redéfinissent les méthodes d’apprentissage.

Le marché de l’IA éducative est en pleine explosion (leblob.fr), ce qui garantit une présence croissante de ces outils dans les classes.

Les usages par les élèves sont déjà massifs (ChatGPT, IA générative), et vont encore augmenter (Compilatio.net). Cela impose à l’Éducation nationale d’agir vite, de repenser le rôle de l’enseignant, et d’accompagner cette transformation structurelle (Sénat.fr).

5. Les cours particuliers combinés aux outils IA pour une meilleure progression

De plus en plus de familles se tournent aussi vers les cours particuliers, qu’il soit assuré par un humain, un outil d’IA, ou une combinaison des deux. Un élève peut, par exemple, bénéficier des explications, des conseils et l’accompagnement d’un professeur particulier humain, puis s’entraîner de manière autonome avec une IA éducative.

L’intelligence artificielle, capable d’adapter les exercices, de détecter les lacunes et de fournir un feedback immédiat, rend l’apprentissage individualisé plus accessible à tous. En complément de l’enseignant ou d’un professeur particulier, elle agit comme un soutien pédagogique continu, contribuant à un suivi plus efficace et mieux ciblé. Par example, un élève pourrait tout à fait combiner ses cours particuliers avec son professeur particulier et pendant son temps libre, s’exercer et revoir les notions abordées en cours avec nos Magic Quizzes.

L’IA a elle seule reste une solution limitée : le contact humain et la confiance desquels un élève peut grandement bénéficier pour son développement restent un aspect fondemental pour assurer leur progressions académiques.

 

Prédiction finale : l’IA ne remplacera pas les enseignants, mais ceux qui refuseront de s’adapter seront dépassés

Ce que disaient les rapports en 2025

L’ensemble des rapports consultés à l’époque (Sénat, UNESCO, Compilatio, LeBlob) indiquaient qu’aucune technologie ne pouvait remplacer la relation humaine, l’éthique et l’accompagnement pédagogique que représente un enseignant.

Mais sans formation, sans accompagnement institutionnel et sans évolution professionnelle, le risque identifié était clair : le fossé allait se creuser entre enseignants et élèves, menaçant la légitimité du rôle enseignant.

Et en 2026, où en est-on ?

Un an plus tard, l’Étude GoStudent 2026 vient en grande partie confirmer ce scénario, tout en apportant une nuance que peu anticipaient : la crainte d’un remplacement s’est largement apaisée, comme le montrent les chiffres détaillés plus haut. Le rôle de l’enseignant ne s’efface pas, il se redéfinit concrètement, porté par une charge croissante liée à la santé mentale des élèves, à la désinformation et aux nouveaux usages de l’IA en classe.

Mais ce scénario plus apaisé reste fragile en France, où le fossé décrit en 2025 n’est que partiellement comblé. Comme vu plus haut, le pays conserve le taux de formation le plus bas des six marchés étudiés, et les enseignants français se sentent nettement moins confiants que leurs homologues européens pour guider leurs élèves vers un usage sûr de l’IA.

Les conditions pour que cette redéfinition du rôle enseignant se fasse sereinement ne sont donc pas encore réunies. Comme le résume le rapport lui-même : les écoles qui sauront se développer et prospérer seront celles qui auront la volonté de dépasser le modèle standardisé de l’« usine à examens », pour évoluer vers des programmes plus souples, centrés sur les compétences dont les élèves auront réellement besoin dans un monde en pleine mutation.

Découvrez l'Étude GoStudent sur l'Éducation du Futur 2026

Sources

🔗 L’étude GoStudent sur l’éducation du futur 2025

🔗 L’étude GoStudent sur l’éducation du futur 2026

Instituts & organismes de sondage

🔗 Compilatio – Enquête 2023 : IA et enseignement

Sources officielles & institutions publiques

🔗 Ministère de l’Éducation nationale – Intelligence artificielle au service de l’éducation : des mesures ambitieuses

🔗 IH2EF – IA et éducation : le rapport du Sénat

🔗 Sénat – Rapport n°101 sur l’intelligence artificielle et l’éducation

ONG & associations

🔗 APEL – L’IA officiellement inscrite à l’école : ce qu’il faut retenir des annonces gouvernementales

Médias & presse spécialisée

🔗 Le Monde – L’IA, une chance potentielle pour l’éducation

🔗 Le Blob – IA et éducation

Projets éducatifs & initiatives internationales

🔗 IA pour l’école – Référentiel de compétences en IA pour les enseignants – UNESCO 2025

🔗 IA pour l’école – L’intelligence artificielle pour et par les enseignants – AI4T 2023

🔗 IA pour l’école – Statistiques de l’enquête GTNum publiées sur HAL (2025)

Autres / plateformes spécialisées

🔗 École Branchée – L’intelligence artificielle peut-elle remplacer les enseignants ? Des chercheurs ont fait le test ! (2024)

 

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